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Laurence Bareil revient sur les stratégies, les trahisons, et son aventure à Big Brother

« Ce que je pense que François a oublié, c'est que c'est les exclus qui votent. »
Rédactrice en chef, Narcity Québec
Big Brother

L'aventure de la téléréalité Big Brother Célébrités s'est terminée le dimanche 24 janvier pour la reine du shopping (et des pennes), Laurence Bareil.

Tout comme Geneviève Borne, celle qui s'est rapidement illustrée comme une joueuse très stratégique se sera fait berner par l'entrepreneur François Lambert, qui devient sans doute l'un des joueurs les plus redoutables. 

Maintenant sortie de l'aventure, Laurence revient sur les stratégies, les trahisons, et son aventure àBig Brother. 

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Qu'est-ce qui t'a surprise en voyant les épisodes?

« À quel point Francois Lambert est stratégique. En fait, je ne pensais pas que j'avais commencé à me faire rouler dans la farine aussi tôt.

Dans le fond dans les émissions j'ai réalisé que François n'a jamais eu l'intention d'être un ‘ penne en règle ‘.

C'est fou, parce que quand tu regardes les émissions tu te dis 'J'ai donc bien été naïve'. En même temps, quand tu es dans la maison tu n'as pas les deux côtés de la médaille. Tu dois t'y faire avec ce que tu entends et t'avances avec ça.

Moi, il faut savoir que François, une des premières choses qu'il m'a dites quand il était patron de la maison, c'était 'Moi, Laurence, c'est sûr que je ne gagnerai pas, mais je suis un bon joueur'.

Il m'a dit aussi : 'Je suis à Big Brother pour redorer mon image'. J'avais l'impression qu'il s'ouvrait, qu'il ne tenait pas à son image de personne controversée et qu'il voulait montrer le côté humain, homme de confiance qu'il peut être au public québécois… Et je suis tombée dans le panneau. C'est visiblement un homme d'affaires compétitif qui ne change pas aussi rapidement. »

Pourquoi est-ce que vous croyez François quand il dit qu'il ne gagnera pas? Ce n'est pourtant pas le public qui vote.

« C'est une stratégie de dire : 'Vous savez que j'ai assez d'argent, je n'ai pas besoin de plus d'argent, donc pas besoin de gagner'. Je sais que le gars ne peut pas aller contre nature, il aime être compétitif, il aime se mesurer aux autres.

Il m'a raconté qu'il a fait une compétition du World's fittest CEO. Il est allé aux États-Unis se mesurer physiquement à d'autres dirigeants d'entreprises et pour se qualifier il fallait être un dirigeant d'entreprise avec un chiffre d'affaires d'au moins 10 millions de dollars. Le gars roule sa business, mais il a clairement beaucoup de temps libre. J'ai compris à ce moment que, lui, participer à des compétitions c'est un plaisir.

Mais ce que je pense que François a oublié, c'est que c'est les exclus qui votent. S'il est machiavélique avec tout le monde, c'est sûr qu'on ne votera pas pour lui, même s'il a usé de bonnes stratégies.

Si on compare avec Jean-Thomas Jobin, qui risque de se rendre loin, à mon avis… C'est la preuve que tu peux parvenir à tes fins sans manipuler de manière parfois méchante les gens. Jean-Thomas, je sens qu'il a du respect pour moi, même s'il a fait en sorte que je ne sois plus dans la maison. Je vais beaucoup plus être portée à respecter la stratégie de Jean-Thomas que de François. »

Si c'était à refaire, que ferais-tu différemment?

« Si c'était à refaire, je le referais demain matin. J'ai eu un fun fou et j'ai aimé l'expérience sociale que ça a été. Malgré les manigances et stratégies, il y avait vraiment une belle camaraderie dans la maison le soir quand on préparait le souper… On avait vraiment une belle vie de colocs.

Mais si c'était à refaire, je me fierais plus à mon instinct parce que je le sentais que François n'était pas honnête avec les pennes.

Si j'avais suivi mon instinct plus vite, j'aurais eu le temps d'aller vers l'autre alliance et dire 'Hey, les amis, on se fait toutes rouler'.

François est assez convaincant, c'est clair que s'il avait été un penne, il aurait pu dire à Manu 'met pas Laurence en danger'. »

Quelle est ton opinion sur la game de Kim Clavel? 

« Kim, il y a des gens qui m'ont écrit pour me dire : 'Elle m'a déçue, je ne l'aime plus'…

Kim est une soie, c'est vraiment une bonne fille […] et j'aurais fait la même chose à la place de Kim.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que quand on a dit à Kim que François votait pour me sauver, c'est sûr qu'elle s'est dit : 'Ben non, il est dans notre alliance, voyons donc'. Elle est allée s'assurer que François votait pour Kevin, et elle a fait un calcul : 'Si je vote pour sauver Laurence, non seulement ça ne change rien, mais en plus je me mets mon alliance à dos'.

Stratégiquement, elle n'avait pas le choix de trahir sa promesse envers moi et je ne vais jamais lui en vouloir pour ça. »

Crois-tu que, sans toi, les pennes seront assez fort pour avancer dans l'aventure?

« On n'a même pas besoin de parler de stratégie pour parler de l'impact que j'ai eu dans les pennes. Déjà, notre nombre n'était pas assez suffisant.

C'est ça qui me faisait le plus de peine de quitter. Moi, le fait d'affaiblir mon alliance, c'est ce qui me fait de la peine.

Contrairement à Kevin qui a dit à sa gang : 'Si vous ne faites pas en sorte que je reste, je vous trahis toute la gang avant de partir'.

Je n’aurais jamais été capable de faire ça, même si mon alliance ne passera pas à l'histoire. »

Qui va prendre la tête des pennes selon toi?

« Moi, ça j'en reviens pas que les Québécois me considéraient comme la leader des pennes. Tôt dans l'aventure, je pensais que le leader c'était François, car il était physique et pouvait gagner des challenges.

J'ai aimé ça sentir que les gens me voyaient comme la leader. Mais là, je pense que Varda et Jean-François vont se partager ce rôle. Ils ont les deux des aptitudes différentes.

Varda sa game c'est : 'pas de bullshit', elle dit les choses comme elles sont. Jean-François est une force tranquille qui écoute et analyse. C'est lui qui est venu me voir à moment donné pour me dire : 'On va commencer à en dire de moins en moins à François'. »

Qu'est-ce qu'on n'a pas vu à la télé qu'il aurait été intéressant de voir?

« Au niveau de la stratégie, on voit presque tout. Il y a une chose qu'on n'a pas vue, et c'est quand j'ai été mise en danger… Je ne blâme zéro la production, les émissions durent 22 minutes avec les annonces on ne peut pas tout voir.

Mais je me suis battue jusqu'à la fin. J'ai fait une grosse job de bras, je n'ai pas abandonné, jusqu'à la fin j'ai essayé de convaincre les gens et on l'a moins vu.

Je savais que Lysandre, qui a des antécédents avec Kevin et peut-être un futur avec Claude… Je me suis dit : ‘C’est perdu d'avance’. J'ai cru en Jean-Thomas longtemps.

On n'a pas vu non plus à quel point on avait du fun dans la maison. Maxime Landry est un clown, dans un style très différent, il est aussi drôle que Rita Baga. On riait à en avoir mal aux abdos. »

Comment percevez-vous la possibilité d'une union entre Lysandre et Claude dans la maison? 

[…] Moi je n’avais pas vu ça venir, une showmance. On se disait : c'est tu Occupation Double, ou Big Brother? Mais ça fait partie de la game. »

« Je pense qu'à BB toutes les stratégies sont bonnes, mais je pense que quand tu as un lien affectif ou personnel avec quelqu'un, c'est très difficile… Tu sais, on n’a rien vu, mais elle ne s'en est pas cachée qu'elle trouve Claude de son goût, alors nous on devait tricoter autour de ça.

Aussitôt que le cœur est lié, ça affecte ta stratégie. (…) Big Brother c'est un jeu stratégique, mais c'est aussi une expérience sociale. Toutes les raisons sont bonnes de garder quelqu'un, ou mettre une personne en danger.

Qui va gagner Big Brother selon toi?

« Je mettrais un petit 5 $ sur Jean-Thomas parce que les gens vont apprécier qu'il soit resté fidèle à ses valeurs. Ça a beau être un jeu, on est au Québec, les gens aiment que les gagnants soient des bonnes personnes.

Jean-Thomas démontre que t'es pas obligé de manipuler et écraser les autres pour parvenir à tes fins, tu peux jouer clean. »

Pour terminer, est-ce qu'il y a quelque chose qu'on devrait savoir?

« Moi j'étais très dédiée dans la cuisine. Je vais peut-être faciliter la game à plusieurs joueurs, mais clairement que tout le monde va un peu moins bien manger maintenant que je suis partie (rires).

Mon souhait, c'est qu'il ne reste pas juste des garçons dans la maison d'ici quelques semaines. »

    Izabelle Bee
    Rédactrice en chef, Narcity Québec
    Izabelle Bee est la rédactrice en chef de Narcity Québec. Elle est spécialisée en téléréalités québécoises et contenu Rive-Nord de Montréal, et réside dans le Grand Montréal.
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