Un citoyen « patch » des nids-de-poule de Montréal et c'est le héros dont on a besoin
Il faut bien que quelqu'un le fasse. 🫠

Saâd Tekiout, un simple citoyen, a décidé de « patcher » des nids-de-poule à Montréal.
Le printemps est bien installé sur le Québec et la saison révèle ses couleurs... et ses nombreux nids-de-poule, qui se comptent par milliers à Montréal seulement. Pour remédier à la situation, le propriétaire d’une entreprise de paysagement a décidé de les réparer lui-même.
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Sur Instagram et TikTok, Saâd Tekiout, qui se présente comme « Marquize », a publié le 26 avril dernier une vidéo dans laquelle un ami et lui colmatent un nid-de-poule sur de la musique des Cowboys Fringants.
Il se filme notamment en train d’ouvrir un sachet de bitume enrobé, de remplir un trou dans l’asphalte d’une rue non identifiée et d’égaliser, avant d’y mettre le feu, puis de compacter la surface avec une plaque vibrante. Le tout en moins de dix minutes, dit-il.
Depuis, la vidéo a cumulé plus d’un million de vues, toutes plateformes confondues. Force est de constater que l’expression « On n’est jamais mieux servi que par soi-même » prend tout son sens.
Qui plus est, à en croire la réaction des internautes sous la publication, l’affirmation « Tous les héros ne portent pas de cape » s’impose également.
Plusieurs personnes ont d’ailleurs répondu à l’appel de Marquize, qui a demandé au Web de lui envoyer les adresses ou artères à colmater, travaux qu’il fera gratuitement, dit-il.
Apprécié, mais illégal
Si ça fait le bonheur des Montréalais et Montréalaises, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, lui a rappelé que ce n’était pas son job à lui, mais bien à la ville.
« Merci pour l’initiative, vraiment. Ce que vous faites est apprécié, mais ce n’est pas à vous (ni à votre équipe) de devoir colmater les nids-de-poule vous-mêmes », a-t-elle commenté sous la vidéo Instagram.
Elle ajoute comprendre « la frustration » de la population, « surtout avec l’état des rues hérité » de l’administration de Valérie Plante, mais que les équipes de la Ville « mettent les bouchées doubles pour accélérer les réparations » sur le territoire.
Ce qu’il faut savoir, c’est que cette bonne action pourrait vite se retourner contre le citoyen, dont l’entreprise est basée à Brossard. Pourquoi? Parce qu’il faut un permis émis par la Ville de Montréal.
C’est du moins ce que stipule le Règlement sur l’occupation du domaine public de Montréal. Quiconque y contrevient est passible d’une amende salée, allant de 500 à 1 000 $ pour une personne physique, et entre 800 et 2 000 $ pour une personne morale.