La mairesse de Montréal remet en question le travail de « Monsieur nids-de-poule »
Elle l’invite à soumissionner à la Ville et suivre les règles. 🫠

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, remet en question le colmatage de nids-de-poule de Saâd Tekiout.
Face au fléau des nids-de-poule dans la métropole, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a annoncé ce mercredi 6 mai une série de mesures pour améliorer l’état des routes, dont le lancement d’un nouvel appel d’offres. Elle invite du même coup Saâd Tekiout, le populaire citoyen qui colmate lui-même les trous, à soumissionner afin d’exercer ses activités dans un cadre légal.
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« Je salue ce citoyen qui veut aider sa ville, mais il faut le faire de façon ordonnée et planifiée, puis s’assurer que c’est bien fait », a-t-elle déclaré en conférence de presse, en invitant l’entrepreneur à déposer sa candidature.
Cette annonce survient quelques semaines après que ce dernier soit devenu viral en se filmant, avec son équipe, en train de réparer des nids-de-poule sur différentes artères de Montréal.
Rappelons que tout a commencé le 26 avril dernier, lorsque Saâd Tekiout a publié sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle un ami et lui colmataient un nid-de-poule sur fond de musique des Cowboys Fringants.
Bien qu’elle ait apprécié son geste devenu viral, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, lui a rappelé en commentaire, dans les heures qui ont suivi, que ce n’était pas son rôle, mais bien celui de la Ville.
Depuis, un GoFundMe a été lancé pour l’aider à financer les réparations qu’il paie de sa poche, amassant plus de 33 000 $ en quelques jours seulement.
Il a d’ailleurs publié d’autres vidéos de lui et de son équipe en train de colmater des trous sur la chaussée montréalaise, tantôt en compagnie de journalistes, tantôt avec des influenceurs et influenceuses.
Il s’est même fait offrir 3 000 $ par Canadian Tire pour couvrir les coûts de l’équipement dont il a besoin pour poursuivre ses actions.
Un travail à refaire
Également présent lors de la conférence de presse, le responsable des services à la population au comité exécutif, Luis Miranda, a soutenu que « tout nid-de-poule colmaté avec la pluie en ce moment, s’il n’a pas été bien fait, va décoller, va se rouvrir ».
Pour sa part, Soraya Martinez Ferrada concède que celui qui est surnommé « Monsieur nids-de-poule » sur les réseaux sociaux est « devenu le symbole de la frustration des citoyens », mais qu' « on doit s’assurer que c’est bien fait ».
Elle remet notamment en question le matériel utilisé par lui et son équipe, ainsi que le processus pour colmater les trous.
D’abord invité par la Ville à la conférence, puis désinvité pour des « raisons de sécurité », Saâd Tekiout a rappelé aux journalistes que son objectif était « de nettoyer les rues de Montréal » et que sa méthode « marche ».
« Ce n’est pas une méthode permanente, mais une méthode d’urgence », a-t-il dit.
Rappelons que, selon le Règlement sur l’occupation du domaine public de Montréal, il faut un permis émis par la Ville pour colmater les rues de la métropole.
Quiconque y contrevient est passible d’une amende salée, allant de 500 à 1 000 $ pour une personne physique, et entre 800 et 2 000 $ pour une personne morale.
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