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COVID-19 : Les habitudes sexuelles des Montréalais changent les données sur les ITSS

« Il y en a qui ont recommencé à avoir une vie sexuelle qui ressemblait plus à leur vie antérieure. »
COVID-19 : Les habitudes sexuelles des Montréalais changent les données sur les ITSS

En mars dernier, le Québec s'est mis sur pause, jusqu’au déconfinement, en juin. En temps de COVID-19, il semble que les habitudes sexuelles des Montréalais aient changé les données sur les ITSS dans la métropole.

Qu’ont en commun la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis? Toutes sont des infections transmissibles sexuellement (ITS) et sont de facto des maladies à déclaration obligatoire (MADO). 

Après une baisse drastique du nombre de cas de mars à mai, les données sont à nouveau à la hausse, sans toutefois atteindre les chiffres habituels.

Narcity Québec s’est entretenu avec Dre Sarah-Amélie Mercure, médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive à la Direction de la santé publique (DRSP) de Montréal.

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Quelle est la situation épidémiologique actuelle à Montréal ?

Généralement, la santé publique de la métropole dénombre plus de 1 000 cas mensuels d'ITS à déclaration obligatoire, ce qui n'est pas rare, « mais qui a énormément baissé depuis les années 80 », précise Dre Mercure.

En janvier et février, la DRSP affirme observer les chiffres « habituels », soient respectivement 1 164 et 1 099 déclarations.

Puis arrive le confinement, de la mi-mars à mai.

En avril, « on a près du tiers de ce qu’on attendait comme données », confirme la médecin spécialiste.

387 cas ont été rapportés, comparativement 1 053 en 2019, mais depuis juin, la hausse est observée.

« Ça n’a jamais remonté au niveau des années antérieures », précise Dre Mercure, ajoutant qu'en novembre dernier, une différence de 25 % était toujours notable, comparativement à l'an dernier.

La COVID-19 a-t-elle eu une influence sur les chiffres?

La baisse du printemps dernier est causée par plusieurs facteurs, selon Dre Sarah-Amélie Mercure.

La population a répondu à l’appel du gouvernement de réduire ses contacts. Le besoin de dépister étant donc « moins important ».

Selon elle, une possible baisse des relations sexuelles entre aussi en ligne de compte.

En juin, « on a dit à la population qu’elle pouvait reprendre ses activités habituelles », affirme la médecin spécialiste en santé publique.

« Il y en a qui ont repris leur dépistage et d’autres ont recommencé à avoir une vie sexuelle qui ressemblait plus à leur vie antérieure », dit-elle.

Contrairement à la recrudescence des cas d’ITSS observée par la DSP de la Montérégie en juillet dernier, Montréal, Dre Mercure observe maintenant un « lent retour à la normale ».

Qui sont les personnes les plus touchées par les ITSS ?

La tranche d’âge, chez qui toutes ITSS confondues sont détectées, est les 18 à 35 ans.

« C’est très proportionnel à l’activité sexuelle, note Dre Mercure, mais ce n’est pas parce qu’ils ont des comportements incorrects ou négligents. C’est simplement d’un point de vue démographique. »

Elle précise toutefois que les personnes âgées sont aussi touchées.

« J’ai vu des fois des gonorrhées chez des personnes de 80 ans. Il y a une sexualité qui se continue à tous les âges. »

Quelle est l'infection la plus déclarée ?

Sarah-Amélie Mercure affirme que c’est la chlamydia qui arrive en tête de liste, avec plus de 700 cas par mois, habituellement.

Du côté de la gonorrhée, on en dénombre « beaucoup plus » chez les hommes, dans les dernières années, en raison de l’évolution du dépistage, soit par l’urine chez la femme, et l’analyse d’urine et le « fameux Q-Tip » chez l’homme.

« On souhaite que les gens qui ont besoin d’un dépistage continuent d’aller chercher leur dépistage », affirme Mme Mercure.

C’est encore plus important si « elle a eu une relation sexuelle avec un nouveau partenaire ou un partenaire anonyme ».

« La plupart du temps, c’est asymptomatique. Si on ne se fait pas tester, on ne saura pas qu’on a l’infection », précise la docteure.

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9 personnes ont été renversées par une voiture devant un bureau de vote hier à Montréal

Un enfant de cinq ans et une dame de 77 ans font partie des blessés.

Nombreux.ses sont les Québécois.es à avoir fait la file, ce 20 septembre, pour voter aux élections fédérales. Malheureusement, cette activité citoyenne a mal viré pour certaines personnes qui attendaient patiemment devant un des bureaux de vote de l'agglomération de Montréal.

« Vers 17 h, lundi, une femme de 51 ans se dirigeait vers le stationnement d'un bureau de vote de la rue Sunshine à Dollard-des-Ormeaux et a fini par perdre le contrôle de sa voiture. Alors que sa voiture commençait à accélérer, elle a fini par heurter neuf personnes qui faisaient la queue », a indiqué à Narcity Manuel Couture, porte-parole du Service de Police de la Ville de Montréal.

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Si tu comptes changer ton dressing pour le passer en mode hiver ces prochains jours, tu devrais attendre que la semaine prochaine passe, car il va faire chaud à Montréal cette fin de mois de septembre.

En effet, les températures ressenties vont osciller entre 27 et 20 degrés du lundi 20 septembre au dimanche 26 septembre. Alors c'est pas sûre que tes gros chandails d'automne soient de rigueur!

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Pour certain.es, atteindre le haut du frigo peut s'avérer compliqué. Mais, ce n'est sûrement pas le cas d'Olivier Rioux, un adolescent originaire de l'arrondissement d'Anjou à Montréal, qui a été nommé l'adolescent le plus grand du monde par le nouveau livre Guinness World Records 2022.

Les médecins prévoyaient que ce passionné de basketball, qui mesurait déjà cinq pieds et deux pouces en cinquième année, allait atteindre les six pieds et cinq pouces à son apogée. Or, aujourd'hui, à seulement 15 ans, Olivier Rioux mesure sept pieds et cinq pouces soit plus de deux mètres !

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Un homme de 23 ans tué au centre-ville et c'est le 21e homicide de l'année à Montréal

« Il y a trois à quatre suspects qui ont pris la fuite à pied. »

Un énième incident dramatique s'est déroulé dans la métropole cette nuit du 18 septembre. Un homme de 23 ans a été tué au centre-ville de Montréal suite à une altercation et c'est le 21e homicide de l'année.

« L'événement est survenu cette nuit, à 1 h 45, sur la rue Sherbrooke près de l'intersection Mansfield dans l'arrondissement Ville-Marie », a indiqué Véronique Dubuc, porte-parole au Service de Police de la Ville de Montréal.

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