La mort de Raphaël André, cet homme innu retrouvé dans une toilette chimique de Montréal, a secoué la communauté. Manon Massé a d’ailleurs commenté l’histoire sur les réseaux sociaux.*

La co-porte-parole de Québec solidaire (QS) et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’affaires autochtones y est allée d’une publication d’indignation sur Facebook.

La sélection de l'éditeur : Polina d'OD explique pourquoi elle est partie à l'étranger et absente des réseaux sociaux

Pour moi, ça ne fait pas de doute : il est mort de la crise sanitaire. Et de nos angles morts.Manon Massé

M. André, qui était itinérant, avait l’habitude de fréquenter le refuge La Porte Ouverte, ouvert 24 heures et situé sur l’avenue du Parc au centre-ville, selon ce qu'indique Mme Massé.

Or, en raison d’éclosions de COVID-19 dans les dernières semaines, le refuge a dû fermer temporairement pour ensuite rouvrir seulement de jour depuis le 11 janvier dernier. Selon des directives de la santé publique, le centre d'accueil était dans l'obligation de fermer la nuit. 

« On leur a fait comprendre qu’ils étaient obligés de mettre tout le monde dehors du centre à 21 h 30, en plein couvre-feu », écrit Manon Massé.

C'est alors que M. André se serait retrouvé à l'extérieur pour la nuit et se serait réfugié dans une toilette chimique. 

Selon ce qu'un autre usager de La Porte Ouverte a mentionné à La Presse, cela faisait une semaine que Raphaël André « se cachait des policiers durant le couvre-feu ».

« Rien n’a été mis en place pour s’assurer que les habitués s’en tirent une fois dehors », a déploré Mme Massé.

La députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques se demande maintenant si l’homme de 51 ans serait encore vivant « si les pouvoirs publics connaissaient la réalité de l’itinérance ».

« [Et] si les intervenants sur le terrain avaient été consultés avant le couvre-feu? Je crois que oui. »

*Note de l'éditeur : cet article a été mis à jour.