Mondiaux de vélo : Le vice-champion du monde se plaint des rues de Montréal
Il en avait long à dire. 😬

Le vice-champion du contre-la-montre des Mondiaux de vélo, Filippo Ganna, s’est plaint des rues de Montréal.
Il n’y a pas que les automobilistes du Québec qui n’apprécient pas les rues de Montréal : les cyclistes de l’international aussi. Le vice-champion de la course contre-la-montre des Mondiaux de cyclisme sur route, qui se tiennent actuellement dans la métropole, avait d’ailleurs quelques réserves à partager.
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Filippo Ganna a offert toute une performance sur le parcours montréalais, ce qui lui a permis de monter sur la deuxième marche du podium, dimanche 20 septembre, à quelque 57 secondes du vainqueur, Remco Evenepoel.
Mais les rues de Montréal y sont-elles pour quelque chose? « Je ne pense pas que le parcours était idéal », a lancé l’Italien de 30 ans lors d’une conférence de presse après la course.
Selon lui, le tracé montréalais n’était « peut-être pas digne d’un Championnat du monde ».
« Au final, c’était le même pour tout le monde. Un parcours un peu différent aurait peut-être été plus agréable pour tout le monde, mais tout le monde devait composer avec le même tracé. Donc oui, il fallait simplement faire avec le parcours qui avait été aménagé », a-t-il dit.
Il a toutefois salué la qualité du pavé sur le circuit Gilles-Villeneuve, au parc Jean-Drapeau.
« Ce n’était pas doux. Toutefois, la portion sur le circuit de la Formule 1 était parfaite, mais ce n’était pas le cas en ville », a ajouté le cycliste.
Lors d'une conférence de presse tenue en marge du lancement de l'évènement, la semaine dernière, Christine Black, vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, avait pour sa part souligné que l’Union cycliste internationale (UCI), qui organise l'évènement, « n’avait que de bons mots à dire sur l’organisation de Montréal ».
Il faut dire que la Ville de Montréal a refait l'asphalte ou apporté des correctifs sur plusieurs artères empruntées par le parcours du Championnat afin d'offrir des conditions optimales pour la course.
D'autres cyclistes n'ont toutefois pas été tendres à l'endroit des rues de Montréal, même si plusieurs d'entre elles se sont refait une beauté, dont le Suisse Stefan Bissegger et le Français Bruno Armirail.
« Ce n’est pas idéal, ça tape beaucoup sur le vélo de chrono et c’est assez dangereux aussi à la vitesse qu’on roule », a dit le Suisse, tandis que son comparse de l'Hexagone a souligné que « c’était un peu limite pour des Championnats du monde ».
Le Québécois Nickolas Zukowsky a pour sa part rappelé, avec humour, qu'il s'agissait d'une « expérience typique de Montréal ». Selon lui, ça reste du vélo sur route et les coureurs et coureuses doivent « travailler avec la route devant nous », puisque rien « ne peut être parfait ».