Insécurité dans le métro : les plaintes ont augmenté à la STM et voici quoi savoir

Plusieurs signalements concernent les « comportements dérangeants ou menaçants d’une certaine clientèle ».

Des wagons du métro de Montréal circulent devant des passagers sur un quai.

De nombreux signalements ont été effectués en lien avec les problèmes d'insécurité dans le métro de Montréal.

Éditrice, Nouvelles

Si le métro de Montréal a été beaucoup plus achanlandée au cours de la dernière année, les plaintes de la part de la clientèle ont aussi monté en flèche, révèle la Société de transport de Montréal (STM) dans son dernier rapport d'activité. Et une bonne partie d'entre elles sont en lien avec les problèmes qui ébranlent le sentiment de sécurité de la population usagère du transport collectif souterrain.

L'augmentation de 21 % des trajets en 2023 dans les stations de métro et lignes d'autobus a du même coup entraîné une hausse du niveau d'insatisfaction du public concerné. Au total, c'est 37 943 plaintes qui ont été traitées pour l'ensemble du réseau montréalais, soit 10 % de plus que l’année précédente, apprend-on dans le document rendu public le 2 mai dernier.

La STM attribue cette hausse à un contexte social de plus en plus préoccupant. « On y observe les mêmes enjeux sociaux qui s’avèrent de plus en plus complexes comme partout ailleurs dans la métropole », peut-on lire sur le site Web de l'entreprise publique.

Ce que tu dois savoir : Uniquement pour le métro de Montréal, 6 892 plaintes ont été enregistrées en 2023, soit une augmentation 10 % par rapport à l'année précédente.

Les principaux enjeux soulevés sont les suivants :

  • La consommation (drogue, alcool, cigarette) ;
  • Les comportements dérangeants ou menaçants d’une certaine clientèle ;
  • L’occupation des lieux (flânerie) ;
  • Les enjeux de propreté en station.

Questionnée à ce sujet, la porte-parole de STM Amélie Régis affirme que près du tiers des signalements (27 %) concernent les enjeux de consommation et les comportements problématiques dans le métro. Rappelons que la Société a même lancé un appel à l'aide devant l'augmentation du sentiment d’insécurité en raison des problèmes de santé mentale et de toxicomanie d'une clientèle considérée vulnérable.

Au cas où tu ne le savais pas : Les personnes qui désirent faire une plainte peuvent le faire par téléphone ou via le formulaire de signalement sur le site Web de l'entreprise publique.

De quelle façon ces plaintes sont-elles traitées? Et quel genre de suivi peut être fait? « Lorsque les plaignants demandent à être rappelés, nous le faisons pour expliquer les suivis qui seront apportés. Les plaintes sont en tout temps transmises aux équipes concernées pour suivi approprié », souligne Mme Régis. Cette dernière spécifie que les signalements qui ont a trait à des problèmes d'insécurité peuvent être utiles à l’équipe de Sûreté de la STM pour « identifier des endroits/lieux davantage problématiques ».

Plus concrètement, ce type de plaintes « permets de déployer nos ressources (constables spéciaux, ambassadeurs de sureté, intervenants, etc.) aux bons endroits, aux bons moments », fait valoir la porte-parole de la STM.

Ce qui s'en vient : Le 10 avril dernier, l'entreprise publique a annoncé qu'elle augmentera le nombre d'effectifs affectés à la sécurité au cours des prochains mois dans 10 stations de métro. Cette décision est survenue à la suite d'une vague d'attaques criminelles qui ont été médiatisées depuis le début de l'année (au moins 12 incidents) et nombre d'entre elles sont l'oeuvre d'individus armés.

Consulte notre article pour connaitre les endroits où tu risques de voir plus de constables spéciaux prochainement.

  • Éditrice

    Josianne Desjardins est éditrice chez Narcity Québec. Diplômée de l’Université de Montréal en sociologie et journalisme, Josianne est une reporter à la fibre humaine! Elle possède 15 ans d’expérience, autant dans la presse locale, nationale qu’internationale avec ses multiples reportages réalisés en Haïti et au Mexique pour différents médias canadiens. Josianne est particulièrement sensible aux enjeux concernant la santé mentale, la condition féminine et les phénomènes sociaux préoccupants de l’heure. Elle se passionne également pour les grandes tendances alimentaires et agroalimentaires. En 2019, elle a remporté le Prix Rosaline-Ledoux pour l’excellence de la couverture journalistique touchant la vie des femmes en milieu rural.

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