Une semaine après les événements, la mort trouble de Joyce Echaquan à l’hôpital de Joliette fait encore des vagues. Plusieurs dénoncent le racisme systémique présent au Québec, mais la vice-première ministre Geneviève Guilbault a refusé de le reconnaitre.

La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, était présente à la grand-messe télévisuelle du dimanche soir, à Tout le monde en parle.

Elle est d’ailleurs passée après une entrevue de fond avec le Grand Chef du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, en compagnie de la femme politique et militante autochtone, Michelle Audet, et de l’ethnologue Isabelle Picard.

Il y en a [du racisme] dans, je dirais, plusieurs organisations, dans plusieurs façons de faire [...] 


Geneviève Guilbault, vice-première ministre du Québec

Questionnée sur la mort de Joyce Echaquan lundi dernier, la vice-première ministre a réaffirmé que le gouvernement reconnaissait qu’il y avait du racisme au Québec, sans toutefois parler de racisme systémique

« Ça, on a toujours été parfaitement à l’aise de reconnaitre qu’il y a du racisme au Québec et il y en a à tel point, qu'il faut se mettre à l'action », a-t-elle enchainé. 

« Vos policiers, vos mandataires, plusieurs témoignages à la commission Viens sont venus reconnaitre qu’il y avait du racisme systémique », a affirmé le Grand Chef Constant Awashish.

« Je ne comprends pas pourquoi, encore aujourd’hui, les gens qui sont en haut du système ne veulent pas reconnaitre cette problématique-là », ajoute-t-il.

Rappelons que Joyce Echaquan est décédée la semaine dernière à l’hôpital de Joliette quelques heures après s’être filmée sur son lit, insultée par une infirmière et une préposée aux bénéficiaires.

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