Les circonstances entourant la mort de Joyce Echaquan font couler beaucoup d'encre depuis les dernières heures. Cette Atikamekw a perdu la vie à l'hôpital de Joliette le soir du 28 septembre dernier.

Attention, nous désirons vous avertir que cet article contient du contenu graphique qui pourrait choquer certains lecteurs.

Sa mort semble avoir secoué plusieurs personnes, autant québécoises qu'autochtones. Les manifestations de soutien se multiplient depuis le décès, que ce soit à travers les réseaux sociaux ou en personne.

Des vigiles ont eu lieu devant l'hôpital de Joliette depuis l'annonce de la mort de Joyce Echaquan. Les gens semblent tristes, mais aussi en colère et perplexes face à la situation encore nébuleuse.

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Qui est-elle?

Joyce Echaquan était une Atikamekw de Manawan, une communauté autochtone de Lanaudière.

Selon Radio-Canada, cette mère de sept enfants était perçue par ses proches comme une femme forte et toujours présente pour les autres.

Le samedi 26 septembre dernier, elle s'est présentée à l'hôpital de Joliette parce qu'elle souffrait de maux d'estomac. 

Que lui est-il arrivé?

Joyce Echaquan était accompagnée d'une de ses filles et de sa belle-soeur.

Admise aux soins et connaissant ses problèmes cardiaques, elle ne souhaitait pas recevoir d'antidouleurs et encore moins de morphine, chose qui semble avoir été ignorée.

Semblant par la suite médicamentée et prise de spasmes, elle peine à respirer, crie et demande de l'aide dans sa langue maternelle, se filmant attachée à son lit d'hôpital.

Sa vidéo, partagée en direct sur Facebook, a aussi capté les propos des infirmières s'affairant autour d'elle.

Elles l'insultent en lui disant des phrases telles que : « Ostie d’épaisse de tabarnouche... C’est mieux mort, ça. » Ou encore : « T’as fait des mauvais choix, ma belle. C’est meilleur pour fourrer qu’autre chose, puis on paye pour ça. »

Que va-t-il se passer?

Circonstances et propos décriés en bloc par la classe politique, dont Manon Massé et Dominique Anglade, comme par la population, la situation de Joyce Echaquan fait donc fortement réagir.

Au matin du 30 septembre, c'était plus de 2 500 tweets qui comportaient le #justicepourjoyce.

Les citoyens demandent que justice soit faite, tandis que les peuples autochtones souhaitent que soit enfin reconnu le racisme systémique envers les Premières Nations. 

Un GoFundMe a été créé pour venir en aide à la famille de la victime et a déjà atteint plus de 78 000 $, au moment d'écrire ses lignes.

Du côté du gouvernement, le premier ministre François Legault a annoncé en conférence de presse, le mardi 29 septembre, que l'une des infirmières en question avait été congédiée et qu'il avait mandaté le coroner pour enquêter sur les circonstances de ce décès.