Un homme de Gatineau a été arrêté, jeudi, après avoir partagé maintes publications incitant à la haine sur ses réseaux sociaux, notamment en ayant proféré des menaces à l’endroit de Justin Trudeau, de François Legault et du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda. Kevin Goyette fait face à un total de cinq chefs d'accusation pour lesquels il a comparu devant le palais de justice de Gatineau, vendredi. 


Attention, nous désirons vous avertir que cet article contient du contenu graphique qui pourrait choquer certains lecteurs.


« Les enquêteurs de la division des crimes majeurs de Gatineau ont procédé, le 30 juillet, à l'arrestation d'un homme de 26 ans à Gatineau », confirme Valérie Beauchamp, porte-parole de la SQ, à Narcity Québec. 

Alors que les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont débarqué au domicile de Goyette pour son arrestation, ce dernier ne s'est pas montré coopératif du tout. 

En plus de filmer la scène et de diffuser le tout sur ses réseaux sociaux, il a proféré des propos agressifs à l'endroit des enquêteurs présents. 

L'homme de 26 ans a refusé catégoriquement de participer et de s'entretenir avec les deux enquêteurs présents. 

« Je m’en fous si c’est un policier ou pas, je ne veux pas y parler [...] Vous allez y dire qu’il décalisse d’ici, parce qu’ici c’est chez nous [...] c’est tu clair ? » peut-on l’entendre lancer à un agent dans une vidéo de plus de neuf minutes, qu'il a diffusée sur son compte Facebook. 

Alors que l'un des enquêteurs présents lui demande s'il veut coopérer, le principal intéressé répond simplement « non » en mentionnant ne pas comprendre leur présence à son domicile. 

Il fait d'ailleurs face à un chef d'accusation pour avoir résisté à son arrestation.

Très actif sur les réseaux sociaux, Goyette a partagé un nombre important de publications conspirationnistes sur la pandémie de COVID-19

Il aurait également utilisé ces plateformes pour tenir des menaces de mort.

Ce sont ces propos incitant à la haine qui justifient son arrestation, deux jours plus tard. 

Toujours maintenu au poste de la SQ, Goyette a comparu par téléphone vendredi. 

 

L'accusé pourra retrouver sa liberté s'il respecte les conditions suivantes : se présenter au tribunal aux prochaines dates, garder la paix, avoir une bonne conduite, ne pas être en présence des personnes qu'il aurait ciblées dans ses menaces, ne pas utiliser les réseaux sociaux et ne pas posséder d'armes.

Kevin Goyette doit retourner en cour le 11 septembre prochain.

Photo de couverture utilisée à titre indicatif seulement.

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