Les règles sanitaires ne sont pas respectées par tout le monde et les citoyens sont encouragés à dénoncer les rassemblements illégaux. Depuis avril, les policiers du Grand Montréal ont reçu plus de 20 000 appels de délation.

Les données ont été récoltées par Narcity auprès des services de police de la Ville de Montréal (SPVM), de Laval (SPL) et de l'Agglomération de Longueuil (SPAL).

Le tout s'est fait en fonction de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels

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Quelle est la situation dans le Grand Montréal?

Pour la récolte de données, nous nous sommes intéressés aux appels placés aux différents corps de police entre le 1er avril et le 1er novembre dernier.

Laval

Il semble que les Lavallois et Lavalloises ont moins dénoncé leurs voisins.

Le Centre d’appel d’urgence 911 de Laval rapporte avoir reçu 2 351 appels concernant des rassemblements intérieurs,
extérieurs et interdits.

De ces dénonciations, seuls 579 constats d'infractions ont été émis concernant les résidences privées et les lieux publics.

Le nombre pourrait être plus élevé, mais « en raison de certaines circonstances hors de notre contrôle », mentionne le SPL, les données d’une partie du mois d’août 2020 n’ont pas pu être compilées. 

Montréal

C’est à Montréal que le nombre d’appels à la centrale du 911 s’est laissé aller.

En tout, 14 198 coups de téléphone ont été dénombrés par le SPVM d’avril à novembre.

De ceux-ci, ce sont 2 014 constats d’infractions et 1 168 rapports d’infraction généraux qui ont été émis.

Longueuil

Près de 3 500 cartes d’appel ont été ouvertes pour une infraction en vertu de la Loi sur la santé publique, et ce, peu importe le type d’infraction, indique le SPAL.

Cela inclut entre autres des rassemblements, le port du couvre-visage ou l’ouverture de commerces non essentiels.

Malgré les 3 483 appels placés, ce ne sont que 50 constats d’infractions qui ont été remis à des citoyens, pour un total de 64 214 $.

Le SPAL est d’ailleurs le seul service de police à avoir précisé le montant total de ces amendes distribuées.

Quelle journée de la semaine y a-t-il plus de dénonciation?

Toutes données confondues, force est de constater que les Montréalais, Longueuillois et Lavallois ont plus souvent téléphoné à leur service de police les fins de semaine.

Les vendredis, samedi et dimanche représentent 53 % des appels placés au SPAL, soient respectivement 522, 830 et 494 coups de fil.  

Même constat du côté de Montréal et de Laval.

Au SPVM, entre le 1er avril et le 7 juin, les appels se comptent par centaines les vendredis et samedis, selon les données recueillies.

Un livreur de pizza de la métropole avait d’ailleurs mentionné à Narcity qu’il sonnait à plusieurs reprises à des portes où des fêtes avaient lieu, les fins de semaine. 

Et à Québec?

En réponse à notre demande d’accès, le SPVQ mentionne avoir reçu, 4 860 dénonciations entre le 22 mars et le 17 novembre.

Celles-ci sont en lien avec tous les sujets des décrets gouvernementaux, comme les rassemblements intérieurs et extérieurs, tant en privé qu’en public.

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