Guerre en Iran : Tu voudras vite faire le plein d'essence au Québec et voici pourquoi
Ça n’annonce rien de bon pour ton portefeuille!

Les États-Unis, en collaboration avec le gouvernement israélien, ont mené d’importantes frappes contre l’Iran le week-end dernier, tuant l’ayatollah Ali Khamenei. Ce conflit au Moyen-Orient pourrait perturber l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, et le Québec ne serait pas épargné. Si tu dois faire le plein d’essence, mieux vaut le faire très bientôt. On t'explique.
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Il faut savoir que l’Iran figure parmi les dix plus grands producteurs au monde, avec une production d’environ 3,1 millions de barils par jour, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
L’embrasement régional, alors que des frappes iraniennes ont aussi eu lieu dans d’autres pays du golfe Persique, dont à Dubaï, aux Émirats arabes unis, ne serait donc pas sans conséquences sur l’économie mondiale et l’approvisionnement en or noir aux quatre coins de la planète.
Là où le bât blesse, c’est au détroit d’Ormuz, seule artère permettant au pétrole iranien de rejoindre le reste du monde, dans le golfe Persique. Environ 20 % du pétrole consommé sur la planète y transite et, si le conflit s’intensifie, l’Iran pourrait vouloir en bloquer l’accès.
Face à la volatilité de la situation, les entreprises propriétaires de navires commerciaux qui doivent emprunter ce détroit large de 50 kilomètres pourraient suspendre temporairement leurs activités, ce qui mettrait sur pause une partie du trafic pétrolier.
En entrevue avec l’Agence France-Presse, l’entreprise d’analyse de marché Eurasia Group a affirmé qu’une interruption prolongée des livraisons par le détroit d’Ormuz pourrait faire grimper rapidement le prix du pétrole brut jusqu’à 100 $ américains le baril, surtout si des attaques contre des installations pétrolières dans la région se produisent.
Le possible impact sur le Québec
Ce lundi 2 mars, à l’ouverture des marchés boursiers, le prix du pétrole a bondi de 13 % avant de se calmer légèrement. Au moment d’écrire ces lignes, le baril de Brent de la mer du Nord affichait encore une hausse de 8,45 % pour atteindre 78,65 $ américains.
Pour te donner une idée, il se vendait autour de 60 $ américains au tout début de janvier 2026.
Un scénario semblable s’était produit au début de l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022. À son sommet, le baril avait grimpé jusqu’à 121,83 $ américains en juin de la même année.
Dans la région de Montréal, le prix de l’essence ordinaire avait alors atteint 223,6 cents le litre le 7 juin 2022, tandis qu’il s’élevait à 223,1 cents le litre le 14 juin 2022 dans la région de la Capitale-Nationale, selon la Régie de l’énergie du Québec.
Selon plusieurs experts et expertes du Québec, il ne faut pas être surpris.e de voir le prix de l’essence suivre la tendance et grimper davantage au cours des prochains jours.
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