Immigration au Canada : Une « augmentation contrôlée » est à l’agenda de Mark Carney
Ce n’est pas une question de « si », mais de « quand ».

Une « augmentation contrôlée » de l’immigration au Canada est à l’agenda de Mark Carney, selon le New York Times.
Alors que le système d’immigration au Canada semble retrouver une certaine stabilité, le premier ministre Mark Carney a laissé entendre qu’il souhaitait miser sur une « augmentation contrôlée » de la population d’un océan à l’autre et pourrait éventuellement rouvrir davantage le robinet migratoire du pays.
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C'est du moins ce qu'il a affirmé lors d'une récente et longue entrevue accordée au New York Times. C'est d'ailleurs au cours de ce même entretien qu'il avait confié s'être préparé à l'éventualité d'une invasion du Canada par l'armée américaine.
Il a déclaré que « la question qui se pose désormais est la suivante : quand allons-nous reprendre une augmentation contrôlée de la population, ce qui est dans la nature même du Canada ? ».
« Ça va donc se produire, et nous voulons simplement nous assurer de garder la situation sous contrôle », a dit le politicien.
Cette déclaration survient à moins d'un mois du dévoilement, par le gouvernement fédéral, de son plan sur les cibles d'immigration pour les trois prochaines années, comme le prévoit la loi.
En juillet dernier, Mark Carney avait annoncé que son gouvernement avait réussi à reprendre le contrôle du système d'immigration, après une croissance accélérée de la population et une hausse du nombre d'étudiants et étudiantes ainsi que de travailleurs et travailleuses temporaires sous la gouverne de son prédécesseur, Justin Trudeau.
Selon les informations rapportées par La Presse canadienne, Ottawa souhaite ramener la proportion de résidents et résidentes temporaires à 5 % de la population d’ici la fin de l’an prochain, après qu'elle eut dépassé les 7 % en octobre 2024.
Le plus récent plan prévoyait aussi l’accueil de 385 000 résidents permanents cette année, puis de 370 000 en 2027 et en 2028. À cela s’ajoutent deux mesures temporaires qui pourraient permettre l’arrivée d’environ 148 000 résidents permanents supplémentaires au cours des deux prochaines années.