Tu veux immigrer au Québec? Ce programme revient temporairement et voici quoi savoir
Son retrait avait fait controverse à travers la province.

La première ministre Christine Fréchette a promis le retour du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) en 2026.
La première ministre Christine Fréchette a promis, lors de la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec (CAQ), un retour temporaire du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), un parcours particulièrement populaire auprès des Français et Françaises, notamment. Qu’est-ce que ce programme? Va-t-il réellement revoir le jour? On t’explique.
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L’épineux sujet du PEQ est revenu à l’avant-scène de l’actualité, après que la première ministre du Québec ait été interpelée par un député français lors d’une visite officielle en France. Elle a d’ailleurs rencontré le président Emmanuel Macron.
D’abord, qu’est-ce que le PEQ?
Non, il ne s’agit pas du Parlement étudiant du Québec. Créé en 2010, le Programme de l’expérience québécoise était un programme qui s’adressait aux travailleurs et travailleuses temporaires de l’étranger ainsi qu’aux étudiant.e.s de l’international diplômé.e.s au Québec.
Le ministre Jean-François Roberge a mis un terme à ce programme en novembre 2025. Ce dernier était vu par plusieurs personnes comme une voie rapide vers la résidence permanente.
La fin du PEQ avait créé un tollé à travers la province, notamment chez les étudiants, les étudiantes, les travailleurs et travailleuses de l’étranger venu.e.s au Québec avec un objectif bien précis : obtenir la résidence permanente.
Québec justifiait la fin du programme par le fait qu’il ne permettait plus au gouvernement de contrôler adéquatement les seuils d’immigration permanente et qu’il menait trop rapidement un grand nombre de personnes vers la résidence permanente.
Le gouvernement Fréchette réactivera-t-il vraiment le PEQ?
La première ministre s’est engagée à faire une annonce officielle bientôt. Le dossier est entre les mains de son ministre de l’Immigration, François Bonnardel. Les seuils annuels d’immigration permanente seront fixés à 45 000 personnes.
La mécanique proposée reste toutefois complexe. La réouverture serait limitée à deux ans, avec une clause de droits acquis pour les personnes qui se trouvaient déjà au Québec au moment de la fermeture du programme.
Environ 29 000 personnes, surnommées les « orphelins du PEQ », pourraient en bénéficier, selon les chiffres avancés par l’entourage de la première ministre, rapporte La Presse.
Le tout fonctionnerait sur le principe du « premier arrivé, premier servi », avec une suspension des admissions dès que la cible annuelle d’immigrants et immigrantes économiques est atteinte.
La volonté politique semble réelle. Mais les orphelins du PEQ, eux, attendent encore des actes, pas seulement une autre promesse.
Et le PSTQ, comment ça marche?
D’ici un éventuel retour du PEQ, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) demeure la principale voie d’immigration économique permanente au Québec.
Contrairement à l’ancien programme, il ne suffit pas d’être admissible pour déposer directement une demande. Les personnes intéressées doivent d’abord soumettre une déclaration d’intérêt et attendre une invitation du gouvernement du Québec.
Pour être admissibles, plusieurs critères sont analysés, dont l’expérience professionnelle, le niveau de scolarité, la maîtrise du français, l’âge, la profession exercée ainsi que les liens avec le Québec. Le tout fonctionne selon un système de points.
Certaines professions en demande et certaines expériences de travail au Québec peuvent aussi donner un avantage dans la sélection des candidatures.
Le PSTQ est également divisé en quatre volets : les emplois hautement qualifiés, les métiers techniques et manuels, les professions réglementées ainsi que les talents d’exception.
Pour s’inscrire, il faut créer un profil, remplir une déclaration d’intérêt et transmettre des informations sur son parcours professionnel, ses études et sa connaissance du français. Les profils retenus en fonction des « besoins du Québec » reçoivent ensuite une invitation pour présenter une demande officielle de sélection permanente au Québec.
Une fois l’invitation reçue, les personnes sélectionnées disposent de 30 jours pour l’accepter ou la refuser, à compter de la date d’envoi de la lettre d’invitation. Le gouvernement du Québec ne précise toutefois aucun délai exact concernant le temps d’attente avant de recevoir une réponse.