Ce programme d’immigration revient au Québec et 12 000 candidats seront admis d’ici octobre
Ça pourrait être revu à la hausse selon le nombre de demandes.

Le programme d’immigration PEQ revient au Québec et 12 000 candidats pourront être admis d’ici octobre 2026.
C’est officiel : le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), aboli par le gouvernement Legault et qui avait causé la controverse, revient. Sa réouverture est prévue pendant deux ans et quelque 12 000 demandes d’immigrantes et immigrants pourront être admises d’ici l’automne 2026. On fait le point.
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Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, François Bonnardel, en a fait l’annonce en conférence de presse, ce mercredi 10 juin, confirmant la réactivation de cet ancien programme prisé par les personnes détentrices d’un permis de travail temporaire ainsi que par les personnes étudiantes internationales diplômées au Québec.
Le programme sera rouvert à compter du 2 juillet prochain, et ce, pour une période de deux ans.
Pour la première vague, qui s’étendra jusqu’au 31 octobre, le gouvernement estime qu’entre 8 000 et 12 000 personnes pourraient être admissibles.
Cette réouverture s’inscrit dans le respect de la cible gouvernementale de 45 000 admissions permanentes par année, dont 29 000 dans la catégorie économique, qui comprend le PEQ et le PSTQ.
Pourquoi le PEQ avait-il été aboli?
Le Programme de l’expérience québécoise avait été mis sur la glace en novembre 2025 sous l’ancien ministre Jean-François Roberge, au profit du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). L’objectif était de mieux adapter la sélection des personnes immigrantes aux besoins régionaux du marché du travail québécois.
Avant sa suspension, le programme offrait une voie accélérée vers la résidence permanente en permettant aux personnes étudiantes diplômées du Québec ainsi qu’aux personnes titulaires d’un permis de travail admissible d’obtenir un certificat de sélection du Québec (CSQ).
Mais l’absence de mesures de transition avait plongé des milliers de personnes (travailleurs, travailleuses, diplômées et diplômés) dans l’incertitude. Des municipalités, des employeurs et divers regroupements et associations avaient tiré la sonnette d’alarme.
La première ministre Christine Fréchette avait promis, lors de la course à la chefferie de la CAQ, de rouvrir le programme.
Qui peut appliquer lors de cette première période?
Cette première fenêtre s’adresse spécifiquement aux personnes qui répondaient aux conditions du PEQ au moment de son abolition, le 19 novembre 2025. Deux profils sont visés :
- Pour le volet Diplômés du Québec
- Il faut avoir obtenu un diplôme admissible au Québec en date du 19 novembre 2025. Les diplômes reconnus sont : le baccalauréat, la maîtrise, le doctorat, le diplôme d’études collégiales (DEC) technique, le diplôme d’études professionnelles (DEP) d’au moins 1 800 heures ou un DEP suivi d’une attestation de spécialisation professionnelle pour une durée totale de formation d’au moins 1 800 heures.
- La personne doit également résider au Québec au moment du dépôt de sa demande.
- Pour le volet Travailleurs étrangers temporaires
- Il faut avoir cumulé, en date du 19 novembre 2025, au moins deux ans d’expérience de travail admissible au Québec dans les trois dernières années, dans un emploi de catégorie FÉER 0,1, 2 ou 3. La personne doit occuper un tel emploi au moment de présenter sa demande.
Dans les deux cas, d’autres conditions de sélection s’appliquent pour obtenir un Certificat de sélection du Québec (CSQ), notamment une connaissance du français.
Y a-t-il un plafond de demandes au PEQ?
La réponse courte est non. « Je souhaite rassurer les personnes admissibles : il n’y aura pas de plafond, puisque toutes les demandes reçues pendant cette période et qui répondent à ces critères seront traitées par le ministère », a déclaré le ministre Bonnardel.
Le gouvernement prévoit recevoir entre 8 000 et 12 000 demandes pour cette première période — soit des personnes qui étaient déjà admissibles au moment de la fermeture du programme, en novembre 2025.
Bonnardel a toutefois précisé que le chiffre pourrait dépasser cette fourchette selon le flux réel.
« Si je finis à 20 000 [demandes], ça répond amplement à la cible que j’ai pour 2027 », a-t-il illustré.
Le délai de traitement anticipé est de six à sept mois après le dépôt d’une demande.
Celles et ceux qui ne remplissaient pas encore les conditions au moment de l’abolition du programme, par exemple, des étudiant.e.s qui n’avaient pas encore obtenu leur diplôme, ne pourront pas déposer une demande lors de la première période.
Une deuxième vague d’ouverture est prévue pour ces personnes, possiblement à compter de 2027, selon le volume de demandes reçues lors de la première phase, indique le gouvernement.
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