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C'est ce week-end qu'on change l'heure au Québec et voici ce que tu dois savoir

Une heure de plus pour dormir, mais une heure de moins de soleil.😭

Ça fait quelques semaines que le changement d’heure au Québec fait jaser, alors que son abolition est en discussion au pays. Mais avant que cela arrive, le temps suit son cours et  c’est ce week-end que l’on recule l’heure dans la province. 

Ce 1er novembre, dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 h, le Québec reculera l’heure pour revenir à celle d’hiver, que certains appellent l’heure « normale ». 

Cela signifie que tu auras une heure de plus pour fêter l'Halloween, mais avec le contexte actuel, cela peut aussi amener d'autres impacts.

Voici donc ce que tu dois savoir sur le changement d'heure cette année. 

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Qu'est-ce que ça va changer dans ta fin de semaine? 

Une heure, ça peut paraître anodin, mais ça peut faire une différence. Surtout si on recule l’heure.

Le 1er novembre au matin, tu risques de te sentir plus frais, plus sharp, plus revigoré. Tu auras peut-être l’impression d’avoir rechargé tes batteries au maximum, puisque tu auras dormi une heure de plus.

En revanche, tu remarqueras que les soirées arriveront plus vite, alors que le soleil se couchera plus tôt.

La semaine dernière, le maire de Québec Régis Labeaume a fait part de son inquiétude du retour à l’heure normale en pleine pandémie de COVID-19.

« C’est comme si on tirait un rideau pour fermer la scène, parce qu’il va y avoir une heure de moins de clarté et c’est dur pour le moral », avait-il avancé.

Il a aussi reconnu que la situation pandémique et le reconfinement sont « de plus en plus angoissants ».

M. Labeaume a d'ailleurs demandé à ses citoyens de sortir d'avance leurs lumières de Noël afin de mettre de la vie dans les rues de la capitale.

Quels sont les impacts du changement d'heure en temps de pandémie?

À la surprise de plusieurs, le changement d’heure, tant en automne qu’au printemps, crée une certaine discorde. Il y a le camp du oui et le camp du non.

Pour la plupart des Québécois et des Québécoises, il ne s’agit que d’une heure gagnée ou perdue.

Pour d’autres, perdre une heure peut être « une heure de sommeil manquante, alors qu’elle fait de l’insomnie », avait souligné à Narcity la sociologue Valérie Harvey, qui milite depuis longtemps pour l’abolition du changement d’heure au Québec.

Le changement d’heure en temps de pandémie, alors que les journées rétrécissent, aura un impact, selon la sociologue. 

« Les troubles de santé mentaux ont augmenté, on est plus stressé et plus anxieux », affirme-t-elle.

L’Université du Colorado a réalisé en 2014 une étude qui démontrait que les risques de crise cardiaque le lundi suivant le changement d’heure pouvaient augmenter de 25 %.

Est-ce que c'est la dernière fois qu'on change l'heure?

Ce mardi 27 octobre, lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale, le premier ministre a mentionné que c'est dans les plans d'en discuter, mais ça ne se fera pas de sitôt.

« Écoutez. C’est un débat qui existe depuis que je suis en politique. Il y a des pours, il y a des contres. C’est quelque chose que l’on va regarder éventuellement, mais pas pour cette session [parlementaire]-ci. »

Le 8 octobre dernier, le premier ministre du Québec, François Legault, avait laissé planer, lors d'un point de presse, qu'il se disait « ouvert à se pencher sur le sujet ».

M. Legault répondait alors à une question d'une journaliste anglophone qui se basait sur un député conservateur-progressiste de l’Assemblée législative de l’Ontario, Jeremy Roberts, qui a déposé un projet de loi à ce sujet.