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La Cour interdit à un Québécois de parler contre les mesures sanitaires à sa fille de 9 ans

La vaccination contre la COVID-19 divise des familles.

Éditrice, Narcity Québec
​Façade du palais de justice de Montréal.

Façade du palais de justice de Montréal.

Les enjeux de la pandémie de COVID-19 aura non seulement divisé la société, mais également des familles. Dans un jugement rendu par la Cour supérieure du Québec, le 12 avril dernier, on apprend qu'il est maintenant interdit pour un père montréalais de parler contre les mesures sanitaires devant sa fille de 9 ans.

La vaccination contre la COVID-19 de la fillette est au coeur de ce dossier opposant ses deux parents séparé.es depuis 2013. D'un côté, la mère souhaitait faire vacciner son enfant, tandis que le père était contre.

Selon la femme, son ex-conjoint aurait adopté des comportements « complotiste et anti-vax » depuis le début de la pandémie et aurait fait parvenir à leur fille des « vidéos et documents de toute sorte appuyant ses convictions contre les mesures sanitaires ». Il aurait entre autres affirmé que « le vaccin contient "une puce" qui est injectée au moment de la vaccination ».

Quant à lui, le père de la jeune fille nie être conspirationniste, complotiste ou anti-vax. Il s'oppose cependant à l'inoculation de sa fille pour plusieurs motifs, notamment le fait qu'elle souffre d'anxiété importante, qu'elle a déjà contracté la COVID-19 en 2021 puis s'en est remise sans difficulté et, étant d'origine amérindienne, il favorise les remèdes naturels plutôt que la « médecine occidentale », selon ce qu'on peut lire dans la décision de la juge Micheline Perrault.

C'est donc le Tribunal qui a dû trancher sur l'affaire « dans l’objectif du meilleur intérêt de l’enfant et non en fonction de l’intérêt d’un parent ou de ses croyances ».

Suite à l'analyse du dossier, il a donc été ordonné au père « de ne tenir aucun propos contre les mesures sanitaires mises en place par la Santé publique, y compris contre la vaccination, devant ou en présence de l’enfant ». L'implication de la fillette dans les manifestations anti-mesures sanitaires est d'autant plus prohibée.

La juge Perrault s'est également prononcée en faveur de la vaccination de la jeune fille de 9 ans, avec comme seule condition que le père devra être mis au courant du moment de la vaccination par message texte, et ce, 48 heures avant le rendez-vous.

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.

La photo de couverture est utilisée à titre indicatif seulement.

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