Trudeau annonce 3,5 millions $ pour élargir l'accès au droit à l’avortement au Canada

Un pas en arrière pour les États-Unis, un pas vers l'avant pour le Canada!

Manifestation pour le droit à l'avortement. Droite: Justin Trudeau.

Manifestation pour le droit à l'avortement. Droite: Justin Trudeau.

Rédactrice, Narcity Québec

Le 3 mai dernier, une nouvelle a créé une véritable onde de choc sur la scène internationale après que la Cour Suprême des États-Unis ait effectué un premier vote afin de renverser la protection constitutionnelle du droit à l'avortement (l'arrêt Roe v. Wade) ce qui permettrait à chaque État de choisir et possiblement d'interdire l'accès à celui-ci en son sein.

Au pays, plusieurs personnalités et militant.es canadien.nes avaient exprimé leurs craintes de voir le droit des femmes reculer autant. Ce mercredi 11 mai, le gouvernement Trudeau a annoncé un financement de 3,5 millions de dollars afin d'élargir l'accès à l'avortement.

Le gouvernement s'est prononcé sur la position du pays dans un communiqué : « Le gouvernement du Canada croit fermement que tout le monde devrait avoir accès à des services constants et sécuritaires en matière de santé reproductive, dont l’avortement. Même si l’avortement est légal au Canada depuis plus de 30 ans, des obstacles empêchent encore certaines personnes d’y avoir accès. »

Sur son compte Twitter, le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos a déclaré que cet ajout au budget permettra d'améliorer l'accès à ce droit essentiel partout au pays : « Au Canada, tout le monde devrait avoir accès aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris l'avortement. Aujourd'hui, nous avons annoncé 3,5 millions $ [...] pour améliorer l'accès à des services sécuritaires, fiables et sans stigmatisation. »

Selon le communiqué de Santé Canada, les femmes et personnes avec un utérus rencontreraient, encore aujourd'hui, des problèmes lorsqu'iels souhaitent mettre fin à une grossesse : « Les obstacles varient d’une région à l’autre, [...] ils incluent une pénurie de services, un manque de ressources financières ainsi que des problèmes logistiques pour l’accès à des soins en matière d’avortement et l’absence de services de santé sexuelle et reproductive non stigmatisants et respectueux des valeurs culturelles. Des situations de discrimination déjà vécues au sein du système de santé créent aussi des obstacles à l’accès pour les membres de groupes minoritaires et marginalisés, comme les Autochtones, les personnes racisées, les membres des communautés LGBTQI2S+ et les jeunes. »

Cette décision va de pair avec les dires du premier ministre, Justin Trudeau, qui avait réagi sans équivoque, le 3 mai dernier, suite à la situation maintenant précaire du droit des femmes aux États-Unis : « Le droit de choisir est un droit de la femme, point final. Chaque femme au Canada a droit à un avortement sécuritaire et légal. Nous ne cesserons jamais de protéger et de promouvoir les droits des femmes au Canada et dans le monde. »

À noter que ce montant s'ajoute au budget initial de 41 millions $ sur trois ans en matière de santé sexuelle et reproductive.

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