Voyager ou non à Cuba? Voici ce que les Québécois doivent savoir avant de partir
La situation ne va pas en s'améliorant!

Voyager à Cuba vient avec son lot de risques pour les Québécois, alors qu’une crise énergétique et économique est en cours.
L’imprévisibilité est désormais le mot d’ordre si tu prévois voyager à Cuba prochainement. Entre la pénurie d’essence, les compagnies aériennes qui désertent l’île et les tensions diplomatiques avec les États-Unis, voici ce que les Québécois et les Québécoises doivent savoir avant d’aller profiter du soleil au pays de Che Guevara.
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Depuis plusieurs mois, Cuba est frappé de plein fouet par une importante crise énergétique qui affecte directement les stations balnéaires et les complexes tout-inclus, des destinations particulièrement populaires auprès des touristes du Québec.
De longues coupures de courant sont régulièrement planifiées afin de réduire la pression sur le réseau électrique, et certaines peuvent même durer plus de 24 heures.
Pour donner une idée de l’ampleur de la situation, le gouvernement du Canada recommande actuellement d’éviter les voyages non essentiels à Cuba en raison des importantes pénuries qui touchent le pays.
Les autorités canadiennes évoquent notamment des problèmes d’approvisionnement en nourriture, en eau, en médicaments et en carburant, en plus des fréquentes pannes d’électricité qui compliquent autant le quotidien de la population locale que celui des touristes.
Des vols suspendus vers Cuba
Malgré ces avertissements, certaines destinations très prisées par les Québécois et les Québécoises, comme Varadero, Cayo Coco et Cayo Santa Maria, sont toujours considérées comme relativement sécuritaires avec des précautions normales.
Toutefois, se rendre sur l’île n’est pas ce qui est le plus simple. Depuis février dernier, les compagnies aériennes canadiennes ont aussi suspendu temporairement certains vols vers la plus grande île des Caraïbes.
C’est notamment le cas d’Air Canada, de WestJet et d’Air Transat. En cause : une interruption de l’avitaillement en carburant en vigueur sur le territoire cubain depuis le 10 février. La grande majorité d’entre elles n’offrent des vols qu’à partir de l’automne prochain.
Des vols offerts par des entreprises d’Amérique latine sont toutefois disponibles.
Cuba c. les États-Unis
Depuis le début de 2026, les relations entre Cuba et les États-Unis se sont considérablement détériorées, atteignant un niveau de tension rarement vu au cours des dernières années.
L’administration de Donald Trump a intensifié les sanctions économiques visant le gouvernement cubain, notamment dans les secteurs de l’énergie, des banques et du pétrole.
Washington accuse La Havane de représenter une menace pour la sécurité nationale américaine et de maintenir des liens étroits avec des pays comme la Russie et l’Iran.
En janvier, Donald Trump a signé un décret menaçant d’imposer des droits de douane aux pays qui vendent du pétrole à Cuba. Cette décision a contribué à un blocus pétrolier après l’interruption d’une partie des livraisons vers l’île, aggravant davantage les importantes crises économique et énergétique qui frappent déjà le pays.
Le président américain a aussi ravivé les tensions politiques en évoquant publiquement un possible changement de régime à Cuba et en menaçant d’accentuer la pression exercée par les États-Unis.
Les relations se sont encore envenimées ces dernières semaines après des informations voulant que Cuba ait acquis plus de 300 drones militaires russes et iraniens, selon le média américain Axios. Ils auraient pu servir pour attaquer des bases militaires américaines, indique-t-on.
Vers un « bain de sang » ?
Face à la menace américaine, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a averti le 18 mai dernier qu’une attaque américaine contre l’île provoquerait « un bain de sang » et que son pays avait le droit « légitime » de riposter à une éventuelle agression de la part des États-Unis.
Ce mercredi 20 mai, le secrétaire d’État des États-Unis, Marco Rubio, a appelé la population cubaine à choisir une « nouvelle voie ».
🇺🇸🇨🇺 pic.twitter.com/nwEePVJ1lX
— Secretary Marco Rubio (@SecRubio) May 20, 2026
« Le président Trump propose une nouvelle voie entre les États-Unis et un nouveau Cuba », a-t-il déclaré dans une déclaration vidéo en espagnol, soulignant qu’ils et elles ont « véritablement la possibilité de choisir qui gouverne votre pays et de voter pour le remplacer s’il ne fait pas bien son travail ».
Il a rappelé que Cuba n'était « pas contrôlé par une quelconque “révolution” », mais par GAESA, un conglomérat économique étatique cubain contrôlé par l’armée et qui possède, selon lui, « 18 milliards de dollars d’actifs et contrôle 70 % de l’économie cubaine ».