La deuxième vague de COVID-19 sévit au Québec, alors que la saison automnale et les journées plus courtes s'installent au gré du temps. Le changement d'heure arrive à grands pas et Régis Labeaume se dit inquiet de ses effets sur la santé mentale. 

Le maire de Québec a fait part de ses inquiétudes lors d'un point de presse, aux côtés de la vice-première ministre Geneviève Guilbault.

Cette conférence se voulait un rappel à l'ordre pour les régions de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, où « l'heure est grave » alors que l'on observe un relâchement des mesures sanitaires, a souligné Mme Guilbault.

« On est à un point de bascule et être à un point de bascule, c’est dangereux », a dit d'emblée le maire Labeaume.

Le 1er novembre, c’est comme si on tirait un rideau pour fermer la scène, parce qu’il va y avoir une heure de moins de clarté et c’est dur pour le moral.


Régis Labeaume, maire de Québec

M. Labeaume, son équipe et le gouvernement reconnaissent que la situation pandémique et le reconfinement sont « de plus en plus angoissants ».

« C’est le problème pour tout le monde. On ne sait pas quand on va voir le bout de ça », avoue le maire.

« Non seulement les gens sont fatigués, les gens sont fâchés », précise-t-il. « Ils ne savent pas nécessairement contre quoi, mais ils sont en colère. »

« Si on ne se ressaisit pas rapidement [...] on s’expose à la possibilité que les citoyens ne puissent plus recevoir de soins dans certaines circonstances », mentionne Geneviève Guilbault.

Le premier ministre François Legault a laissé planer qu'il n'était pas contre l'abolition du changement d'heure dans un avenir rapproché, mais cela ne se ferait pas avant quelques mois.  

Les commentaires sont maintenant fermés.
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter

Enregistre cet appareil afin de recevoir des notifications