Élections 2026 : 6 moments qui ont brassé dans « Le grand débat des chefs » de Noovo/Crave
Ce deuxième débat était un brin plus corsé que la veille! 🥴

On a répertorié plusieurs moments « sassy » survenus lors du « Grand débat des chefs » de Noovo/Crave.
Après un premier face-à-face sur les ondes de TVA la veille, voilà que les cinq leaders des principaux partis politiques qui aspirent à diriger le Québec pour les quatre prochaines années se sont affrontés lors du tout premier Grand débat des chefs, diffusé sur Noovo et Crave ce mercredi 16 septembre. Retour sur quelques moments marquants d’une soirée qui a abordé plusieurs enjeux.
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Pour cette première édition du débat électoral sur les ondes de Bell Média, c’est le chef d’antenne Michel Bherer qui a été à la barre de cette deuxième confrontation sur les trois prévues.
Comme la veille, Paul St-Pierre Plamondon du Parti québécois (PQ), Éric Duhaime du Parti conservateur du Québec (PCQ), Christine Fréchette de la Coalition avenir Québec (CAQ), Charles Milliard du Parti libéral du Québec (PLQ) et Ruba Ghazal de Québec solidaire (QS) ont croisé le fer durant 90 minutes.
Au total, 20 duels répartis autour de cinq grands thèmes ont eu lieu dans cette joute oratoire inspirée de l’émission de la chaîne, Les débatteurs de Noovo : le coût de la vie, l’économie et les infrastructures, l’avenir de la jeunesse québécoise, la santé et l’itinérance ainsi que le français et l’immigration.
On t’a préparé une sélection de moments qui ont de quoi faire réagir.
« La CAQ n’a pas été parfaite », dit Fréchette
Lors du premier segment de la soirée, la première ministre sortante, Christine Fréchette, affrontait le chef du PQ. Avant de l’attaquer, elle a fait à sa manière un mea culpa entourant les deux mandats de la CAQ.
« Dans les dernières années, on va se le dire, la CAQ n’a pas été parfaite », a-t-elle admis, ajoutant toutefois que son équipe avait « appris de ça ».
« Et j’ai corrigé les erreurs du passé. Vous m’avez vu aller depuis cinq mois. J’ai gouverné à bon rythme », a-t-elle dit en regardant la caméra.
« Maintenant, ce soir et dans les jours qui viennent, il faut se poser une question très importante : est-ce vraiment le temps d’ajouter de l’incertitude avec le référendum de Paul St-Pierre Plamondon? », a alors demandé Mme Fréchette.
Elle a affirmé qu’elle comptait travailler sur les priorités de la population, alors que « lui, va travailler à planifier un référendum ».
« Ce n’est pas un changement qu’il vous propose, c’est un retour en arrière – le retour d’un Québec coincé dans un débat référendaire », lance-t-elle.
Milliard attaque les projets économiques de la CAQ
Dans un duel entre Charles Milliard et Christine Fréchette, le chef libéral a, comme la veille, attaqué son adversaire sur les différents projets économiques du gouvernement caquiste.
« On dirait que vous magasinez chez Costco », a lancé le pharmacien de métier. « Ça vient en paquet de six. »
Mme Fréchette a d’ailleurs tenté de détourner le duel en abordant l’instabilité qu’entraînerait, selon elle, un possible référendum sous un gouvernement péquiste, mais Charles Milliard l’a rapidement ramenée au sujet.
« Là, vous êtes en débat avec moi », a-t-il rétorqué.
QS rit de la « passion » de la CAQ pour un 3e lien à Québec
Questionnée sur l’idée de bâtir un troisième lien autoroutier entre la Rive-Sud de Québec et la capitale nationale, la co-porte-parole solidaire a répondu avec insistance : « Absolument pas », avant de se moquer du gouvernement sortant, qui persiste à proposer la réalisation d’un tel projet.
« À chaque campagne électorale, la CAQ découvre sa passion pour le 3e lien et, après ça, il y a une peine d’amour, ils se séparent. Et là, ça recommence », rappelle-t-elle, faisant rire le plateau, sauf sa vis-à-vis caquiste.
« Vous n’y croyez pas », a reproché Mme Fréchette à son adversaire solidaire.
« Ce n’est pas une question de croyance », a répondu Mme Ghazal. « Ce n’est pas une religion, le 3e lien! »
En réponse à la même question, Christine Fréchette a insisté sur le fait que le troisième lien n’était pas « un projet de gnochon, comme le chef du PQ l’a dit ».
PSPP a toutefois répliqué un peu plus tard, affirmant qu’il n’était pas contre l’idée d’un troisième lien, mais plutôt contre la version proposée par la CAQ, qu'il a qualifié de « feuille de chou ».
Le PQ et le PLQ s’accordent encore, mais...
Messieurs St-Pierre Plamondon et Milliard se sont encore une fois entendus sur quelques points, comme lors du Face-à-Face de TVA la veille, notamment sur l’encadrement de l’utilisation des médias sociaux chez les jeunes du Québec.
Bien que le thème portait sur l’avenir de la jeunesse québécoise, le chef libéral a de nouveau ramené le sujet du référendum sur la table, affirmant qu’un tel projet n’aiderait pas à réduire l’anxiété chez les jeunes.
« Tous ceux qui ont moins de 49 ans n’ont jamais été questionnés » sur la possibilité que le Québec devienne souverain, a répliqué le chef péquiste.
« C’est un sujet distinct de l’anxiété chez les jeunes », a-t-il ajouté.
Confrontation PQ/PLQ sur la venue d’un référendum
Charles Milliard et Paul St-Pierre Plamondon ont également eu l’occasion de confronter leurs positions sur la possibilité de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec, un enjeu sur lequel les deux chefs sont aux antipodes.
Le chef libéral a notamment rappelé que, selon les sondages, 70 % de la population québécoise s’opposerait actuellement à la tenue d’un nouveau référendum.
« À ce compte, il y a 80 % des Québécois qui ne veulent pas du Parti libéral », a répliqué Paul St-Pierre Plamondon, avec un léger sourire en coin.
« Alors, si vous voulez gouverner par les sondages... », a-t-il ajouté.
Un « parle à ma main » version Milliard
Lors du dernier segment de la soirée, Éric Duhaime et Charles Milliard ont débattu de la place de l'immigration au Québec.
« Il faut changer de ton, il faut arrêter de casser du sucre politique sur le dos des immigrants », a martelé le chef libéral.
« Je suis d’accord », a concédé son adversaire conservateur, ajoutant toutefois qu'il fallait trouver une manière de prioriser les « Québécois qui paient des taxes » plutôt que de couper dans les services pour avantager les personnes demandeuses d'asile.
Selon Éric Duhaime, les personnes immigrantes prennent des places en garderie qui pourraient revenir à des enfants nés au Québec. À cet effet, l'une des promesses du PCQ est d'offrir une somme d'argent aux familles qui gardent leur progéniture à la maison.
Selon Charles Milliard, cette proposition demeurera toujours « une mesure qui va nuire aux femmes », puisque ce sont ces dernières qui seraient « discriminées quand on parle de diminuer les disponibilités en services de garde ».
Lorsque M. Duhaime s'est mis à parler d'une loterie pour attribuer au hasard des places en garderie, le chef libéral a tendu la main en direction de son adversaire conservateur avant de lui lancer : « L'exagération, c'est très peu pour moi ».
Un ultime débat à surveiller
Le prochain rendez-vous aura lieu le 23 septembre du côté de Radio-Canada. La joute sera animée par le chef d'antenne Patrice Roy.
Il s'agira du dernier débat avant l'ouverture des bureaux de vote par anticipation, puis le jour du scrutin, le 5 octobre prochain.
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