Élections 2026 : 7 moments qui ont volé le show lors du débat de Radio-Canada
La cacophonie était TRÈS souvent la 6e invitée sur le plateau! 🥴

On t'a déniché quelque moments qui ont retenu l'attention lors du débat des chefs de Radio-Canada, ce mercredi 23 septembre.
Après les rendez-vous de TVA et de Noovo/Crave, les principaux partis politiques qui aspirent à diriger le Québec se sont retrouvés une dernière fois ce mercredi 23 septembre pour Le débat de Radio-Canada. Retour sur quelques moments marquants d’une soirée où plusieurs enjeux ont été mis de l’avant.
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Pour ce classique de la société d'État, c'est le chef d'antenne Patrice Roy qui a chapeauté le troisième et dernier débat de cette campagne électorale.
Comme lors des deux précédents rendez-vous, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) du Parti québécois (PQ), Éric Duhaime du Parti conservateur du Québec (PCQ), Christine Fréchette de la Coalition avenir Québec (CAQ), Charles Milliard du Parti libéral du Québec (PLQ) et Ruba Ghazal de Québec solidaire (QS) ont débattu une dernière fois avant le jour du scrutin.
Au total, cinq grands thèmes ont été abordés durant les 120 minutes de débat, soit l’avenir du Québec, l'insécurité économique, le mur budgétaire, le Québec fou de ses enfants et la santé.
On a fait le tri pour toi : voici les moments qui ont retenu l'attention.
Un premier moment de cacophonie
Le segment sur la santé a eu de quoi échauffer les esprits du plateau. Le chef du PCQ a à nouveau défendu sa promesse de laisser plus de place au privé dans le système de santé actuel.
« Tout le monde est en train de défendre le système, a-t-il dit. Le problème, c’est que c’est un monopole. »
Ce sont ces mots qui ont mené à un moment cacophonique au cœur de la nouvelle Maison de Radio-Canada. C'est le chef péquiste qui a mis un terme à tout cela pour que ses comparses entendent une question de son adversaire solidaire.
« Où est-ce qu’on va trouver les médecins? », s'est questionnée Mme Ghazal, qui estime que le plan d'Éric Duhaime risque d'affaiblir davantage les effectifs du réseau public.
« On est en train de déshabiller Jacques pour habiller Paul », a renchéri la co-porte-parole de QS.
« WO-OH, les amis! »
À l’approche de la deuxième heure de débat, la cacophonie s’est de nouveau invitée dans les échanges, alors que les cinq leaders discutaient de logement au Québec.
Le ton est monté lorsqu’Éric Duhaime a demandé aux électeurs et aux électrices de voter pour le Parti conservateur afin « d’envoyer un chien de garde » à l’Assemblée nationale pour garder un œil sur le gouvernement qui sera élu le 5 octobre prochain.
Ses propos n’ont pas plu à tout le monde et les cinq leaders se sont mis à s'enterrer mutuellement, tandis que l’animateur tentait de clore le thème pour passer au suivant.
« Eh lala. WO-OH, les amis... prochain thème », a lancé Patrice Roy, en leur faisant signe de cesser de parler avant de couper les micros.
Couper « un peu », « passionnément »
Lorsque le moment est venu d'aborder le mur budgétaire et le cadre financier des partis, Ruba Ghazal a fait savoir qu'elle n'était pas impressionnée par les intentions de ses adversaires de couper dans la fonction publique afin de rééquilibrer le budget de la province.
« Quand je regarde les cadres financiers des autres partis, ce qu’ils veulent, c’est couper un peu, beaucoup ou très passionnément », a-t-elle dit.
Elle a ajouté : « Ces gens-là [les fonctionnaires] ne sont pas en train de brocher et de débrocher des feuilles [...] Ils donnent des services. »
L'affaire des gorilles du Gabon
«La CAQ a financé avec le Fonds vert des projets comme un parc de gorilles au Gabon », a rappelé PSPP. « Il y a des limites à mal gérer les fonds publics. »
Pour rappel, le Bureau d'enquête de Québecor rapportait en 2019 que le projet en question visait à électrifier une réserve touristique de gorilles au Gabon. Piloté par l’entreprise bas-laurentienne Audace Technologies, il devait recevoir 148 400 $ en aide financière, mais 128 422 $ ont finalement été versés.
Couper « un peu », « passionnément » : suite et fin
Lors de ce même échange sur les coupures, Éric Duhaime a rappelé que le Québec devait absolument couper quelque part pour réaliser des économies, notamment dans les réglementations et dans la bureaucratie.
« Il y a autre chose à faire que d'"enfantdechienniser" la vie du monde », a-t-il lancé.
Le « camp du pessimisme » et le « camp de l'espoir »
Le thème du référendum s'est, comme lors des deux derniers affrontements télévisés, invité dans le débat. PSPP a une fois de plus insisté sur le fait qu'il ne tiendrait pas de scrutin référendaire tant et aussi longtemps que Donald Trump serait à la Maison-Blanche.
Il a également réitéré son souhait d'en tenir un lors de son premier mandat, même si, selon les sondages actuels, le camp du « Oui » tire largement de la patte derrière celui du « Non ».
« On ne devrait pas avoir peur de la démocratie », a répondu à Patrice Roy le chef péquiste. « Jacques Parizeau disait : "N'ayez pas peur de votre démocratie, d'aller aux urnes, de réfléchir à notre avenir". »
Il soutient également que la population québécoise ne devrait pas mettre « sous le tapis, comme vous le faites tous, sauf Mme Ghazal, qu'on vient de connaître le pire déclin du français et de notre culture de l'histoire du Québec ».
« Le pouvoir québécois a ratatiné » à la suite des deux référendums de 1980 et 1995, a dit Éric Duhaime.
« Pourquoi vous voulez envoyer le Québec dans le mur, M. Plamondon? C'est ça qui n'a pas de sens », a talonné le chef conservateur.
« Vous l'entendez. Il y a le camp du pessimisme et le camp de l'espoir », a rétorqué M. St-Pierre Plamondon.
Duel Ghazal/Duhaime sur l'immigration
Lorsque les partis ont échangé sur la place de la main-d'oeuvre étrangère, la co-porte-parole de QS, Ruba Ghazal, a croisé le fer avec son adversaire conservateur.
Éric Duhaime répétait qu’il y avait de nombreux « faux demandeurs d'asile » parmi les quelque 200 000 personnes qui se trouvent actuellement au Québec.
C’est alors que Mme Ghazal a coupé le sifflet à M. Duhaime.
« Il y a des travailleurs étrangers qui torchaient le Québec pendant la pandémie », a-t-elle lancé.
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