Le SPVM dans l'eau chaude : Un policier aurait effacé des preuves de violence conjugale
Il aurait reconnu le conjoint de la présumée victime.

Un policier du Service de police de la Ville de Montréal aurait effacé des preuves dans un dossier de violence conjugale.
Jamais deux sans trois? C'est ce que pourrait laisser croire le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui se retrouve une fois de plus dans l'embarras en raison du comportement allégué d'un policier. Ce dernier aurait effacé des preuves dans un dossier de violence conjugale. On t'explique.
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Comme l'a d'abord révélé Radio-Canada ce jeudi 29 octobre, un policier du poste de quartier 39, situé dans l'arrondissement de Montréal-Nord, aurait été réaffecté en septembre dernier à des tâches administratives, sans contact avec le public.
L'homme aurait commis « des gestes de prévarication et d'entrave à la justice » dans une affaire de violence conjugale survenue en 2025, indique le service de police par communiqué.
Selon Radio-Canada, les faits se seraient produits lorsqu'un duo composé d'un policier et d'une policière aurait répondu à l'appel d'urgence d'une femme victime de violence conjugale.
Sur place, le policier aurait reconnu le conjoint de la présumée victime, soupçonné d'être à l'origine des violences. Il aurait alors supprimé, directement sur le téléphone de la femme, des photos et des vidéos qui constituaient des preuves des gestes qu'elle aurait subis.
Sa collègue aurait dénoncé ses agissements à ses supérieurs, qui n'auraient toutefois pas donné suite au signalement. La policière se serait finalement tournée vers des personnes plus haut placées dans la hiérarchie.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le poste de quartier 39 se retrouve dans l'eau chaude. En juin dernier, le SPVM a annoncé le démantèlement d'une équipe de 16 patrouilleurs et patrouilleuses à la suite d'allégations de comportements racistes envers la population.
Selon les informations rapportées à l'époque, des membres de cette équipe auraient notamment coupé des mèches de cheveux de type dreads à des hommes pour les conserver comme trophées. Quatre policiers ont été suspendus dans la foulée de ces révélations.
C'est d'ailleurs dans le cadre des démarches d'enquête entourant ces allégations de racisme que le signalement concernant la suppression présumée de preuves dans le dossier de violence conjugale aurait été obtenu.
Sur le réseau social X, le ministre de la Sécurité intérieure, Guy Jr Lapointe, a indiqué qu'il allait surveiller « avec attention la prise de parole du SPVM sur le sujet », prévu plus tard ce vendredi.
« Si les nouveaux faits allégués au poste de quartier 39 de Montréal sont avérés, la situation est extrêmement préoccupante », a-t-il écrit.
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