Tuerie à Montréal : PolySeSouvient demande l'interdiction d'une arme et voici quoi savoir
L'arme de guerre utilisée par le tireur est toujours légale au Canada.

PolySeSouvient demande l'interdiction de l'arme de guerre utilisée durant la fusillade dans Côte-des-Neige, à Montréal.
La fusillade survenue le 22 juin dernier dans le quartier Côte-des-Neiges, qui a coûté la vie à un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et à un citoyen, a remis une question à l'avant-plan : comment se fait-il que l'arme utilisée par le tireur soit toujours légale au Canada?
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C'est du moins ce que se demande le collectif PolySeSouvient, qui regroupe des survivant.e.s et des proches des victimes du féminicide survenu à l'École Polytechnique en 1989.
Par voie de communiqué, l'organisation demande au gouvernement Carney de mettre « immédiatement » fin aux nouvelles ventes du SKS, une arme d'origine soviétique conçue après la Seconde Guerre mondiale, qui aurait été utilisée lors de la tuerie survenue plus tôt cette semaine à Montréal.
« C'est le strict minimum. Cela comblerait une lacune évidente, enverrait un signal clair et montrerait qu'Ottawa est enfin prêt à agir avant qu'une autre famille ne soit détruite », réitère PolySeSouvient.
Il faut toutefois préciser qu'au moment d'écrire ces lignes, le SPVM n'a pas confirmé officiellement le modèle d'arme utilisé par le tireur, originaire de l'Alberta. Des images de celui-ci circulant sur le Web depuis les événements semblent toutefois montrer un fusil de type SKS.
Le collectif demande également au gouvernement fédéral d'établir un calendrier accéléré pour les consultations et les mesures réglementaires visant les modèles de SKS déjà en circulation.
« Le rythme actuel est indéfendable et aucun échéancier n'a été annoncé, dénonce-t-on. Ces armes restent largement disponibles, sont régulièrement associées à des actes de violence et font l'objet d'une indulgence qu'elles ne méritent pas. »
L'organisation souligne également que, dans l'état actuel des choses, une personne ayant inscrit une arme prohibée au programme fédéral de rachat pourrait théoriquement utiliser les fonds reçus pour acheter un nouveau SKS.
Dans sa déclaration, PolySeSouvient établit un parallèle explicite entre la tuerie de Côte-des-Neiges et celle de Polytechnique en 1989, notamment en raison de l'utilisation d'armes légalement détenues et d'un contexte marqué par la misogynie.
Pour PolySeSouvient, « les armes conçues pour la guerre n'ont pas leur place entre les mains de civils ».
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