Voici ce que tu dois savoir sur l'implication du Canada dans le conflit Ukraine-Russie

« C'est la plus grosse menace militaire depuis la Deuxième Guerre mondiale. »

Journaliste nouvelles, Narcity Québec
Voici ce que tu dois savoir sur l'implication du Canada dans le conflit Ukraine-Russie

La situation en Ukraine est plus que tendue depuis l'arrivée, en novembre 2021, d'une présence militaire russe importante, telle que des chars d'assaut et plus de 100 000 militaires à la frontière du pays. La menace d'une attaque est réelle et les pays de l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord (l'OTAN), dont fait partie le Canada, sont véritablement inquiets et craignent que la situation ne prenne une tournure irréparable.

Dans une conférence de presse, le 19 janvier 2022, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé craindre un conflit armé en Ukraine et assure que des conséquences importantes se feront ressentir si de nouvelles agressions de la part de la Russie se produisent.

Afin d'y voir plus clair et de comprendre les conséquences possibles, voici un résumé de ce que tu dois savoir sur la crise entre la Russie et l'Ukraine et comment le Canada y est impliqué.

Pourquoi la Russie menace-t-elle le territoire ukrainien?

C'est en 2014 que débute le conflit russo-ukrainien avec l'annexion d'une région au sud de l'Ukraine par la Russie nommée la Crimée. Depuis, les tensions entre les deux nations se renforcent, notamment avec l'Ukraine considérant la possibilité de se joindre à l'Union européenne.

Plusieurs pays de l'Occident affirment que la Russie se préparerait à envahir l'Ukraine, alors que Moscou nie ces allégations, selon les dernières informations des Nations Unies (ONU).

« Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie), ce qu'il veut c'est vraiment de ramener l'Ukraine dans son giron et il est prêt à le faire par la force », a affirmé la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, en entrevue à l'émission Tout le monde en parle ce 30 janvier 2022.

Qu'est-ce qui inquiète l'OTAN?

L'inquiétude du gouvernement du Canada et ses alliés face à une possible invasion russe est réelle. « Lorsqu'on amasse 100 000 troupes tout autour d'une démocratie, qu'est l'Ukraine, c'est sûr que c'est très très préoccupant. Donc, c'est pour ça que c'est la priorité numéro un de tous les ministres des Affaires étrangères de l'Occident présentement », a mentionné Joly.

Elle a réitéré par la suite que ce conflit est très sérieux et a affirmé qu'il s'agit de « la plus grosse menace militaire depuis la Deuxième Guerre mondiale ».

Le conflit russo-ukrainien aurait une connotation plus grande, selon la politicienne. Il n'impliquerait pas seulement deux territoires, mais représenterait, bel et bien, « un défi entre les régimes autocratiques et la démocratie ».

De son côté, l'ONU craint une escalade des tensions et prône le dialogue. « Les accusations et les récriminations entre les différents acteurs impliqués dans les discussions en cours ont créé de l'incertitude et l'appréhension pour beaucoup qu'une confrontation militaire est imminente », a déclaré la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, ce 31 janvier.

Comment le Canada réagit-il?

Le Canada est fortement impliqué en Ukraine. Rappelons que les forces armées canadiennes sont, depuis 2014, dans ce pays d’Europe de l'Est afin d'entraîner les militaires. À noter que le gouvernement canadien a prêté 120 millions de dollars à l'Ukraine, et aurait décidé de fournir de l'équipement militaire non-létal.

Le 26 janvier 2022, dans un communiqué de presse, le Canada a annoncé qu'il prolongera et augmentera son soutien au pays menacé, en plus de condamner toute nouvelle agression de la part de la Russie.

Le Canada serait le « spécialiste de l'Ukraine » dans l'OTAN selon Mélanie Joly : « On est ce pays-là qui comprend les Américains et qui comprend les Européens, donc on crée le pont entre les deux réalités. On assure l'unité de l'OTAN. »

Quelle sera la suite?

Les alliés occidentaux veulent à tout prix éviter une guerre. Des sanctions économiques très importantes pourraient être prises si une escalade survient.

Deux méthodes sont présentement prises par l'OTAN afin de réussir à dissoudre ce conflit, d'après ce qu'a énoncé Joly : « Diplomatie et dissuasion. On met énormément d'énergie sur cette question-là pour ne pas qu'il y ait une escalade de violence. »

La politicienne ajoute que le Canada tentera ce qu'il a toujours su bien faire : « Je vais continuer la grande tradition diplomatique canadienne [...] de parler à tout le monde, d'être capable d'amener tout le monde à la table et de faire en sorte qu'on puisse arriver à une solution diplomatique, c'est fondamental. »

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.

La photo de couverture est utilisée à titre indicatif seulement.

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Françoise Goulet-Pelletier
Journaliste nouvelles, Narcity Québec
Françoise Goulet-Pelletier est rédactrice chez Narcity Québec. Elle se concentre sur les choses à faire et les restos dans la province, et réside à Montréal.
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