La vague de dénonciations continue au Québec et en ce 27 juillet, Le Devoir a dévoilé les témoignages que neuf femmes ont faits à propos de l’humoriste et suite à cela, Julien Lacroix répond aux allégations d’agressions et d’inconduites sexuelles.

La conversation est maintenant grande ouverte sur le consentement, le silence des survivants et survivantes, l’éventail des différentes agressions et la justice.

La sélection de l'éditeur : Une journaliste de TVA se fait enlacer sans consentement en direct et elle réagit

Suite aux prises de parole qui ont eu lieu, plusieurs personnalités issues du showbiz ainsi que quelques influenceurs ont été pointés du doigt. Quelques-uns ont pris la décision de se retirer afin de chercher de l’aide.

L’homme de 27 ans, pour sa part, s’est tourné vers Facebook pour commenter l’article décrivant les allégations faites entre autres par son ex-conjointe Geneviève Morin, dont le témoignage a été appuyé par Rosalie Vaillancourt.

Les neuf allégations regroupent des actes tels que de baisés non consentants, des attouchements et des relations sexuelles non consentantes.

Selon l’humoriste, le journal serait allé trop loin et ne lui aurait pas laissé la chance de donner sa version des faits : 

« J’ai 27 ans, j’en ai fait des conneries dans ma courte vie, par contre ce matin, Le Devoir va trop loin.

Je commence à être habitué aux ragots et aux potins dans ma courte carrière. Par contre, détruire le travail d’une vie ? Dans un seul article ? Où je n’ai même pas pu donner ma version des faits ?

Aujourd’hui franchement on vient d’entrer dans une autre dimension.

Je ne suis pas un ange, mais pas un démon non plus, et certainement pas le prédateur sexuel qui sévit depuis une décennie comme Le Devoir me décrit ce matin. De plus, la plupart des événements qu’on me reproche seraient survenus quand j’étais mineur. »

La journaliste derrière l’article aurait pourtant contacté Lacroix à plusieurs reprises pour une entrevue, lui laissant la chance de réfuter ou confirmer les allégations.

Mais celui-ci aurait demandé accès aux informations détaillées ainsi qu’à l’identité des sources avant d’accorder une entrevue au Devoir, ce qui n’a pas été accepté.

Dans son message, il n’aborde pas directement les accusations, mais il parle de « ragots » et de « potins » en plus d’affirmer qu’il n’est pas un prédateur sexuel. Il déclare aussi qu’il se retire à présent afin de consulter les recours qui s’offrent à lui : 

« Entre temps, je n’ai pas le choix de prendre un moment de recul par rapport à tous les projets auxquels je suis associé, ainsi que de mon équipe de gérance et de production, puis de réfléchir aux recours qui s’offrent à moi dans ce contexte. »

Alors que Lacroix se penche sur ses options, Le Devoir révèle que son ex-conjointe considère porter plainte à la police pour la première fois. 


On rappelle à toute personne victime d’agression sexuelle que plusieurs ressources existent, comme le Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal (CVASM), qui couvre tout le Québec, disponible 24/24 7 jours semaine au 1 888 933-9007.


 

Brise la glace et pars la discussion
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter