6 signes que tu es prêt (ou pas) à acheter ta première maison au Québec, selon un expert
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Un expert en fiscalité énumère les signes que tu es prêt (ou pas) à acheter ta première maison au Québec.
Avec la flambée des prix de l'immobilier au cours des dernières années, devenir propriétaire et acheter une première maison au Québec est loin d'être un objectif facile à atteindre. Pourtant, selon un planificateur financier, la vraie question n'est pas seulement de savoir si tu peux acheter une propriété, mais aussi si tu es réellement en mesure de le faire.
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Après tout, on n'achète pas une maison comme on s'achète un paquet de gommes à la menthe au dépanneur. Il s'agit d'un véritable projet de vie.
Pour savoir si le moment est bien choisi pour te lancer dans l'achat d'une propriété, Narcity Québec s'est entretenu avec Nicolas Karaoglanian, conseiller en gestion de patrimoine chez fdp Gestion privée.
Selon lui, plusieurs indices permettent de déterminer si devenir propriétaire est une bonne idée ou s'il vaut mieux attendre encore un peu.
1. Tu es capable d'épargner régulièrement
Avant même de commencer à magasiner une maison, il est primordial d'avoir développé une discipline d'épargne. Si tu réussis déjà à mettre de l'argent de côté chaque mois en vue d'une future mise de fonds, c'est un bon indicateur.
« Ça part d'un budget, dit M. Karaoglanian. Ça part de savoir quel genre de montant je suis capable de mettre de côté à chaque paye, à chaque mois pour accumuler cette mise de fonds nécessaire à l'achat d'une maison. »
Pour y arriver, le conseiller recommande de prioriser le CELIAPP, qui permet à la fois d'épargner pour une première propriété et de réduire son revenu imposable.
« Je le mets maintenant en priorité parce qu'il permet une déduction sur le revenu imposable. C'est quelque chose qu'on n'aura jamais besoin de rembourser, en quelque sorte », explique-t-il.
Le RAP demeure également un outil intéressant, puisqu'il permet d'utiliser une partie de son REER pour financer sa mise de fonds. Combinés, ces deux programmes peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers de dollars pour un couple qui souhaite accéder à la propriété.
2. Tu as accumulé plus que la mise de fonds minimale
Même si une mise de fonds de 5 % est le minimum légal dans plusieurs cas, Nicolas Karaoglanian soutient qu'il vaut mieux viser au moins 10 %, idéalement 20 %.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il te faudra, avec une mise de fonds de 5 %, obligatoirement souscrire à l'assurance prêt hypothécaire de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et cette prime, calculée à environ 4 % sur l'ensemble du montant emprunté, est ajoutée directement à ton hypothèque.
Aussi, si ça a été excessivement difficile d'accumuler le 5 % minimal, « c'est déjà un "red flag" », croit l'expert de fdp.
3. Tu ne traînes pas de dette de carte de crédit
Selon le conseiller, c'est l'un des plus importants signaux d'alarme. Une personne qui paie encore entre 19 % et 20 % d'intérêt sur une carte de crédit devrait d'abord régler cette situation avant même de penser à acheter une propriété ou à investir dans un CELIAPP ou un REER.
Idéalement, le solde de la carte de crédit devrait être remboursé en entier chaque mois, sans exception. Une marge de crédit est généralement moins préoccupante en raison de ses taux d'intérêt plus avantageux.
« Mais elle ne devrait pas non plus traîner indéfiniment », précise-t-il.
4. Tu connais réellement ton budget
Avant même de penser à une hypothèque, prends le temps de calculer précisément tes dépenses annuelles. L'objectif est de savoir combien d'argent il te reste réellement à la fin du mois une fois les dépenses courantes, les loisirs, les voyages et l'épargne pris en compte.
La règle voulant que 30 % à 35 % du revenu brut soit consacré au logement demeure une référence utilisée par les institutions financières. Nicolas Karaoglanian rappelle toutefois qu'il s'agit davantage d'un repère que d'une cible à atteindre à tout prix.
Chaque situation est différente, et ton budget doit aussi te permettre de conserver le mode de vie qui te convient.
5. Tu peux absorber les dépenses imprévues
Taxe de bienvenue, assurances, déménagement, nouveaux meubles, réparations, rénovations : plusieurs nouveaux propriétaires sous-estiment les coûts qui s'ajoutent après l'achat.
Si tu n'as pas une marge de manœuvre financière suffisante pour absorber ces dépenses, il pourrait être préférable d'attendre.
« Il ne faut pas avoir le réflexe de tout mettre sur une carte de crédit ou une marge de crédit, parce qu'on entre dans une spirale dont il est difficile de sortir », insiste-t-il.
6. Tu ne seras pas « esclave » de ta maison
Même si les banques acceptent de te prêter le montant maximal auquel tu es admissible, ça ne veut pas dire que c'est une bonne idée de l'utiliser en entier. Les ratios d'endettement des banques sont une chose, mais ce qu'il te reste dans les poches après avoir payé ton hypothèque en est une autre.
« Est-ce que tu es capable de faire ce que tu veux dans la vie avec ça, de faire les voyages que tu fais, d'aller au restaurant une fois par semaine […] ou est-ce que tu vas devenir un peu esclave de ta maison et travailler seulement pour la payer? On ne veut pas ça », explique Nicolas Karaoglanian.
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