Le Canada ajouté comme membre de l'Union européenne? : Voici quoi savoir
Au revoir, le dollar canadien et bonjour l'euro? 👀

Plusieurs discussions (et blagues) mentionnent le Canada comme futur membre de l'Union européenne.
En Amérique, on compte plusieurs territoires liés à l’Union européenne (UE), comme le Groenland, Sint-Maarten, Curaçao et la Martinique. Et si le Canada s’ajoutait à cette liste? La rumeur qui circule en ce moment pourrait dépasser le simple ouï-dire et, qui sait, finir par se concrétiser.
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Dans les derniers jours, le premier ministre du Canada, Mark Carney, s’est rendu à Erevan, en Arménie, pour participer au sommet de la Communauté politique européenne.
À première vue, ça peut sembler être une participation à un forum comme les autres. Pourtant, l’ancien banquier est devenu le premier et seul dirigeant d’un pays non européen à y prendre part.
Il faut dire que Mark Carney, tout comme l’expertise du Canada, est très courtisé par les pays européens depuis son discours au forum de Davos, en janvier dernier. Ses propos avaient d’ailleurs attiré de nombreux éloges sur la scène internationale.
Depuis son arrivée à la tête du pays, le premier ministre a visité 11 pays européens et a aussi contribué à resserrer les liens avec l’UE, notamment avec la signature du Partenariat de sécurité et de défense.
Dans un contexte marqué par les sorties du président américain Donald Trump, le Canada cherche plus que jamais à diversifier ses relations économiques au-delà des États-Unis.
« Dans un monde plus dangereux et divisé, le gouvernement du Canada consolide notre force au pays et diversifie nos relations avec des partenaires internationaux qui partagent nos vues », a soutenu le cabinet du premier ministre par communiqué, ce lundi 4 mai.
« Liés par une histoire partagée et des valeurs communes, le Canada et les pays européens sont des partenaires naturels. En renforçant notre collaboration, nous pouvons créer davantage de stabilité, de sécurité et de prospérité pour tous », ajoute-t-il.
Des blagues, mais un fond de sérieux?
En mars dernier, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a lancé à la blague, lors d’une conférence à Berlin, que c’était « le moment d’élargir l’Union européenne. Bientôt, l’Islande et peut-être le Canada ».
Son homologue allemand, Johann Wadephul, avait alors rétorqué, lors du même événement, être « ouvert au Canada », ce qui a déclenché des rires et des applaudissements dans la salle.
Pour l’instant, l’idée d’une adhésion n’est pas sur la table, soutient la ministre fédérale des Affaires étrangères, qui a confié à Radio-Canada que le pays ne songe pas à déposer une demande formelle.
En entrevue sur les ondes de Cogeco, l’ancien délégué général du Québec à New York, John Parisella, a souligné que rien n’est impossible, mais que cette éventualité reste « peu probable, du moins à court terme ».
« Je ne vois pas la possibilité que ça aille dans cette direction-là. Le fait que M. Carney a quand même visité une dizaine de pays en Europe depuis qu’il est premier ministre, ça donne un indice qu’on veut diversifier notre économie. On veut être un peu moins dépendant des États-Unis, même si, au bout de la ligne, ça sera quand même notre plus grand partenaire économique », dit-il.
Que faut-il pour devenir membre de l'UE?
D’abord, il faut être un pays situé en Europe. Ensuite, l’État candidat doit respecter l’ensemble des normes et des règles de l’UE, notamment en matière de conditions de travail et d’environnement, selon les critères publics.
L’adhésion doit aussi être approuvée par les 27 pays membres, qui doivent donner leur accord à l’unanimité. Dans certains cas, cette approbation passe également par la population, notamment par référendum.
Encore aujourd’hui, plusieurs pays sont en attente de rejoindre l’Union européenne, comme l’Ukraine, la Serbie, la Turquie et la Géorgie.
Ce qu'en pense la population
Un récent sondage publié en avril dernier et mené par la firme Nanos à l’échelle canadienne montre que l’idée d’un rapprochement avec l’Union européenne ne laisse pas les gens indifférents.
En fait, plus de quatre Canadiens et Canadiennes sur cinq souhaitent que le pays renforce ses liens économiques et commerciaux avec l’UE.
Plus surprenant encore, près de trois personnes sur cinq se disent favorables, ou plutôt favorables, à ce que le Canada devienne carrément membre de l’Union européenne.