Locataires au Québec : 6 choses que tu dois connaître pour ton loyer en 2026
Pour maximiser ton budget et mieux défendre tes droits! ✊🏽💰
Les locataires du Québec ont des droits et il y a plusieurs choses à savoir sur ton loyer et ton bail en 2026.
Le marché locatif québécois continue de mettre de la pression sur le portefeuille des locataires au Québec. Entre les hausses de loyer, les nouvelles obligations légales et les programmes d’aide disponibles, l’information peut être difficile à suivre. Pourtant, être bien informé.e peut vraiment changer la donne.
À lire également : 7 choses que la ville de Montréal peut t’aider à payer pour te faire économiser
Que tu sois en plein renouvellement de bail, sur le point de signer un nouveau logement ou simplement curieux ou curieuse de connaître tes droits, voici plusieurs trucs essentiels à avoir en tête en tant que locataire au Québec en 2026.
La hausse du loyer
Chaque année, le Tribunal administratif du logement (TAL) met à jour son outil de calcul pour aider à établir une augmentation de loyer juste et raisonnable.
En 2026 est entrée en vigueur sa nouvelle méthode de calcul, qui repose désormais sur quatre indicateurs bien définis, notamment l’inflation via l’Indice des prix à la consommation, les taxes foncières municipales et de services et des rénovations majeures.
Pour l'année 2026, en se basant sur une formule simplifiée pour arriver à ses fins, le TAL recommande un taux de 3,1 % pour les baux débutant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027.
Il faut toutefois garder en tête qu'il n'existe pas de plafond légal fixe pour les augmentations de loyer au Québec.
Le Registre des loyers
Tu cherches un nouvel appartement ou tu t’apprêtes à signer un bail? Sache qu’il existe un outil pour vérifier combien payait la personne qui habitait le logement avant toi : le Registre des loyers.
Lancé par l’organisme Vivre en Ville, ce registre citoyen a pour objectif est « une plateforme de données ouvertes qui vise à préserver l’abordabilité dans le marché résidentiel, en donnant accès à des informations importantes sur les loyers », peut-on lire.
Toutes les informations y sont anonymes, donc tu n’as pas à craindre de représailles par le ou la propriétaire.
Pour chaque logement répertorié, tu peux y trouver l’adresse, la superficie, le nombre de chambres, le montant du loyer selon la période du bail, et parfois des informations supplémentaires, comme les frais d’électricité, la politique concernant les animaux de compagnie ou d’autres caractéristiques propres au logement.
La base de données est alimentée par des contributions volontaires, donc elle n’est pas exhaustive. Mais si ton futur appartement y figure, c’est une mine d’or pour éviter de te faire avoir. Tu peux toi-même y ajouter les données de ton logement actuel pour aider d’autres locataires.
Le programme Allocation-logement
Si une trop grande part de ton revenu s’en va en loyer, tu pourrais être admissible au programme Allocation-logement de Revenu Québec. Cette aide mensuelle s’adresse aux locataires, chambreur.euse.s et même aux propriétaires qui répondent aux critères d’admissibilité.
Pour en bénéficier, il faut avoir plus de 50 ans ou avoir au moins un enfant à charge.
Seuils de revenus pour être admissible :
- Personne seule de 50 ans et plus : revenu annuel maximal de 22 900 $
- Famille monoparentale avec un ou deux enfants : jusqu'à 39 500 $
- Famille monoparentale avec trois enfants ou plus : jusqu'à 45 500 $
Les versements sont effectués automatiquement dans les cinq premiers jours de chaque mois. Si tu penses être admissible et que tu n’as jamais fait de demande, ça vaut vraiment la peine de vérifier.
Pour en savoir plus sur l'allocation-logement, c'est par ici.
L'avis de renouvellement
Depuis la fin 2024, les règles entourant l’avis de modification du bail ont été renforcées. Tout avis envoyé par un.e propriétaire doit maintenant inclure un texte obligatoire énonçant clairement les droits du ou de la locataire. Sans ce texte, l’avis est tout simplement invalide.
Concrètement, lorsque tu reçois un avis de modification, trois options s’offrent à toi :
- Accepter le renouvellement du bail avec les nouvelles conditions proposées;
- Refuser les modifications et renouveler le bail aux conditions actuelles;
- Ne pas le renouveler et quitter le logement à la fin du bail.
Si tu choisis de refuser ou de quitter, tu dois en aviser ton ou ta propriétaire dans le mois suivant la réception de l’avis. Passé ce délai, tu es automatiquement considéré.e comme ayant accepté les nouvelles conditions.
Advenant que tu refuses la hausse et toute nouvelle condition, mais que tu décides tout de même de rester dans l'appartement, qui est dans tes droits de locataire, ton ou ta propriétaire dispose d'un mois pour déposer une demande au TAL, qui tranchera.
Si aucune démarche n'est entreprise dans ce délai, ton bail est automatiquement reconduit aux mêmes conditions et au même montant qu'auparavant.
Ton droit à un logement à loyer modique
Un logement à loyer modique est destiné aux personnes en situation financière précaire. Le montant du bail est fixé à 25 % du revenu annuel du ménage.
Pour y avoir accès, il faut notamment être majeur, résider au Québec depuis au moins un an sur les deux dernières années et respecter les plafonds de revenu fixés, qui varient selon la région et la taille du ménage.
Voici les seuils de revenus mis en place par l'Office municipal d'habitation de Montréal (OMHM) :
- Personne seule: 44 000 $
- Couple: 44 000 $
- Deux personnes (qui ne vivent pas en couple) ou 3 personnes: 47 000 $
- Quatre ou cinq personnes: 65 500 $
- Six ou sept personnes: 82 000 $
- Huit ou neuf personnes: 89 000 $
- 10 ou 11 personnes: 92 500 $
- 12 personnes ou plus: 95 000 $
La loi 65 : une meilleure protection contre les évictions
Depuis l’adoption de la Loi limitant le droit d’éviction des locateurs et renforçant la protection des locataires aînés, en juin 2024, les locataires du Québec bénéficient d’une protection accrue contre les évictions.
La mesure phare : les personnes âgées de 65 ans ou plus qui occupent leur logement depuis au moins dix ans ne peuvent désormais plus être évictées. La limite d’âge, auparavant fixée à 70 ans, a été abaissée pour élargir la protection.
La loi a également relevé le seuil de revenus pour accéder à un logement à loyer modique (HLM). À Montréal, ce seuil est fixé à 44 000 $ par année pour une personne seule ou un couple.
Pour l’ensemble de la population, la loi interdit aux propriétaires d’évincer leurs locataires dans le but de subdiviser un logement, de l’agrandir ou d’en modifier l’usage, et ce, pour une période de trois ans.
Des outils d'IA peuvent avoir été utilisés pour soutenir la création ou la distribution de ce contenu ; cependant, il a été soigneusement édité et vérifié par un membre de l'équipe éditoriale de Narcity. Pour plus d'informations sur l'utilisation de l'IA, nos normes et notre éthique journalistique, veuillez consulter la page Normes Éditoriales de Narcity.
- Les hausses de loyer seront moins violentes au Québec en 2026 : Voici quoi savoir ›
- Voici le nombre d'heures que tu dois travailler pour réussir à payer un loyer à Montréal ›
- Hausse des loyers au Québec : Voici le taux suggéré par le TAL pour 2026 ›
- Hausse des loyers au Québec: Tout sur la nouvelle méthode de calculs maintenant en vigueur ›
- Augmentation de loyer au Québec : Voici ce que ton propriétaire a le droit ou non de faire ›
- Hausse de loyer en 2026 : La date limite que ton proprio doit respecter et le pourcentage ›