8 choses à savoir sur Paul St-Pierre Plamondon, premier ministre élu du Québec
Tu n’as pas fini d'en entendre parler.

On a fouillé le Web pour lister huit choses à savoir sur Paul St-Pierre-Plamondon, premier ministre désigné du Québec.
La population a voté et a choisi Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) et le Parti québécois (PQ) pour gouverner la Belle Province au cours des quatre prochaines années. Que sait-on de celui qui deviendra le 34e premier ministre du Québec? On a fouillé pour te préparer une petite liste.
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Ce 5 octobre, le Trifluvien de 49 ans a été élu à la barre d'un gouvernement minoritaire, à la fin de 39 jours de campagne électorale. Son parti a récolté 28 % des votes, soit l'un des niveaux les plus bas de l'histoire de la politique québécoise.
Somme toute, il s’agit d’une véritable traversée du désert qui prend fin pour le parti souverainiste, alors que le PQ n’avait fait élire que trois députés lors du scrutin de 2022.
Il vient de Trois-Rivières
Il a beau représenter la circonscription de Camille-Laurin à Montréal, PSPP est un petit gars de Trois-Rivières, né en février 1977 d'une famille sportive, son père étant le directeur général à l'époque de la Fédération de tennis de table du Québec, selon l'Encyclopédie canadienne.
Il a trois enfants
L'homme de 49 ans et sa conjointe, Alexandra Tremblay, pourront compter sur deux héritiers et une héritière, soit Laurette, l'ainée, Maurice et le petit dernier, Henri, né en 2023.
C'est un avocat de métier
Comme de nombreux élus et élues, Paul St-Pierre Plamondon vient du monde du droit. Il détient un certificat en droit international de l’Université de Lund, en Suède, un baccalauréat en droit civil et en common law de l’Université McGill ainsi qu’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’Université d’Oxford, en Angleterre.
En plus d’avoir pratiqué le droit au Québec, il a également acquis de l’expérience en Bolivie et en Belgique.
Il est élu depuis 2022
PSPP a fait son entrée au Salon bleu en 2022, à la suite des élections générales de la même année. Depuis, il représente la circonscription montréalaise de Camille-Laurin. Son parti n'avait alors fait élire que deux autres députés, Joël Arsenault et Pascal Bérubé.
Le trio avait ensuite fait couler beaucoup d'encre en refusant de prêter serment au roi Charles III, comme le voulait alors la tradition parlementaire au Canada. Leur accès au Salon bleu avait été refusé jusqu'à l'adoption d'une loi rendant facultatif le serment à la monarchie britannique.
C'est le chef du PQ depuis 2020
Bien qu'il soit député à l'Assemblée nationale depuis 2022, PSPP a été élu chef du parti souverainiste en octobre 2020, succédant à Jean-François Lisée.
C'est à partir de ce moment qu'il a remis à l'avant-scène la proposition d'un référendum sur l'indépendance du Québec.
Il avait déjà tenté un saut en politique en 2016 afin de remporter la chefferie du PQ. Défait lors de cette course, il est ensuite devenu conseiller spécial de Jean-François Lisée, selon l'Encyclopédie canadienne.
Il souhaite tenir un référendum lors d'un premier mandat
Tout au long de la campagne électorale de 39 jours, le chef péquiste a répété à maintes reprises qu’il comptait tenir un référendum sur l’indépendance du Québec au cours d’un premier mandat, soit d’ici 2030.
La présence de Donald Trump à la tête des États-Unis l’a toutefois amené à préciser son calendrier. PSPP s’est engagé à ne pas tenir de référendum tant que le président américain sera en poste, repoussant ainsi une éventuelle consultation à 2029 ou 2030.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a soutenu que l’imprévisibilité de l’administration Trump pourrait nuire au processus « ainsi qu’à la qualité du débat sur notre avenir comme nation ».
« Un enjeu aussi crucial que celui de l’avenir politique du Québec exige des conditions qui permettent un débat éclairé et serein. Il ne doit pas être confisqué par les soubresauts de la politique américaine, ni par les coups d’éclat d’un président imprévisible, ni par des campagnes de peur », a notamment écrit le premier ministre élu.
Il parle cinq langues
En plus du français et de l'anglais, PSPP parle le danois, le suédois et l’espagnol.
En 2023, il a accordé une entrevue sur l’indépendance du Québec à la télévision nationale danoise, le tout dans la langue de Mads Mikkelsen. Le segment avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque.
Lors de l’entretien, réalisé dans les bureaux du parti, il explique que c'est grâce à un échange d'un an dans une famille au sud du Danemark.
C'est donc dire qu'il maîtrise autant de langues que le pape Léon XIV.
Il a été brièvement mannequin
Restons dans la thématique danoise pour ce dernier point. Lorsqu’il vivait au Danemark, le premier ministre désigné s’est adonné à une très brève carrière de mannequinat... pour un sac de chips à bas prix.
Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux du PQ, PSPP raconte qu’il avait à l’époque une copine norvégienne « et sa sœur travaill[ait] en marketing et nous appelle à 8 h 30 le matin en nous disant : “les deux mannequins pour être sur un sac de chips ne se sont pas pointés” ».