Selon une récente étude de Royal LePage sur le prix des maisons au Canada, certains acheteurs pourraient être écartés du marché s'ils ont décidé d'attendre la fin de la pandémie pour acheter une maison dans le Grand Montréal

« Bien que nous estimons que la hausse des prix s'estompera graduellement à mesure que les règles de santé publique diminueront, ceux qui auront attendu, notamment les premiers acheteurs, pourraient être écartés du marché, car nous n'entrevoyons pas de diminution des prix à moyen terme », peut-on lire dans le rapport publié le 13 avril. 

Narcity s'est entretenu avec Dominic St-Pierre, directeur général de Royal LePage Québec, afin d'en apprendre plus à ce sujet et de savoir ce qui est conseillé aux premiers acheteurs dans les prochains mois ou années. 

La sélection de l'éditeur : Cette plage à l'eau turquoise près de Montréal va te donner l'impression d'être en voyage

Qu'est-ce qui a changé sur le marché immobilier avec la pandémie?

« Avec le télétravail les Québécois se sont rendu compte que leurs propriétés n'étaient pas adaptées à leurs situations et cela a généré beaucoup de demandes, de plus le taux d'épargne des gens a augmenté de manière drastique pendant la pandémie », précise-t-il.

« On n'est pas sur un marché propulsé par la spéculation », la demande est belle et bien réelle et provoquée par la pandémie. 

Dans le Grand Montréal, les prix d'agrégats des propriétés ont enregistré une hausse de 19,7 % au premier trimestre de 2021, ce qui représente 534 026 $.

Le courtier de Royal LePage prévoit que le prix des propriétés du Grand Montréal va augmenter de 16 % pour le quatrième trimestre de 2021.

« À cause de l'augmentation rapide des prix, il y a peut-être des gens qui vont être écartés du marché  », commente-t-il.

Qu'est-ce qui attend les premiers acheteurs dans les prochains mois?

« Le marché qu'on a présentement est exceptionnel, ce n'est pas un marché qu'on va avoir à long terme », indique M. St-Pierre.

Par contre, à moyen terme, les experts ne prévoient pas de baisse des prix.

« Même si le rythme d'augmentation ne va pas augmenter de 20 % par année [...] les acheteurs payeront au moins aussi cher que s'ils attendent une année de plus », précise-t-il.

« Le marché va redevenir plus balancé, on va avoir plus de choix, mais en terme mondial le prix des propriétés à Montréal n'est pas très cher, alors on ne pense pas que le prix va redescendre. »

Il a également rappelé que la propriété moyenne à Montréal coûte la moitié de celle de Toronto et reste trois fois moins chère qu'à Vancouver.

Quels sont les conseils à prendre en compte avant d'acheter?

« Avant de démarrer une recherche de propriété, je recommande aux futurs acheteurs de demander conseil auprès d'un courtier immobilier pour mieux comprendre leurs besoins hypothécaires afin d'évaluer si leurs aspirations sont en ligne avec leur capacité financière », explique Dominic St-Pierre, directeur général de Royal LePage.

« Le minimum requis au Québec est de 5 % de mise de fonds, sans compter les frais reliés aux assurances », a-t-il poursuivi.