Ingérence américaine dans les élections 2026 au Québec : On te démêle le tout
Les États-Unis se sont-ils mêlés du processus électoral québécois? 🤔

On te résume l'histoire de possible ingérence américaine dans les élections 2026 au Québec.
La campagne électorale a été chamboulée ce week-end, alors que des révélations des médias de Québecor sur une possible ingérence américaine dans les élections 2026 au Québec ont fait surface. Un groupe de réflexion américain favoriserait l’arrivée au pouvoir du Parti québécois (PQ) afin d’affaiblir le Canada. On t’explique tout ça.
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Ce vendredi 25 septembre, le Bureau d’enquête de Québecor a publié une série d’articles rapportant que le gouvernement du Québec avait été informé par Ottawa d’une possible ingérence des États-Unis dans les élections.
Selon les informations rapportées, un haut fonctionnaire du gouvernement sortant de Christine Fréchette aurait reçu, au début du mois de septembre, un appel d’une personne travaillant au sein de l’équipe de Mark Carney.
Cette dernière lui aurait ensuite remis en personne, dans un « lieu neutre » sans caméra et où les téléphones cellulaires étaient interdits, des textes provenant du groupe de réflexion américain Defense Analyses and Research Corporation (DARC), pourtant accessibles en ligne en quelques clics.
On peut notamment y lire une proposition visant à soutenir et à financer ouvertement le PQ afin qu’un gouvernement souverainiste soit porté au pouvoir.
Qui plus est, l’équipe de Christine Fréchette aurait été avertie à plusieurs reprises, au cours des derniers mois, de possibles risques d’ingérence américaine, notamment au début de 2026.
Une chronologie qui intrigue
Radio-Canada a révélé ce dimanche 27 septembre que la Coalition avenir Québec (CAQ) avait en sa possession les textes du groupe pro-Trump DARC au moins 10 jours avant de juger leur contenu assez sérieux pour en aviser le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).
Selon le média, l’équipe de la cheffe caquiste avait commencé à contacter des journalistes dès le 12 septembre dernier afin de tenter d’ébruiter la nouvelle dans les médias.
Lors de différents points de presse durant le week-end, la première ministre sortante s’est dite « très préoccupée » par les informations rapportées et a indiqué avoir rapidement contacté le premier ministre canadien, Mark Carney, pour en discuter.
Elle a toutefois ensuite nuancé ses propos, affirmant qu’aucun élément ne permettait, à ce stade, de confirmer les allégations avancées.
Ian Lafrenière, ministre sortant de la Sécurité intérieure du Québec et candidat de la CAQ dans Vachon, a reconnu que le parti avait transmis à des journalistes les publications du groupe de réflexion américain avant d’en informer le SCRS.
« Je ne suis pas de bonne humeur », a-t-il réagi au micro de Tout un matin, ce lundi 28 septembre. « Çça n'aurait pas dû se passer comme ça ».
Selon lui, le membre du personnel du parti ayant « pris l'initiative » de contacter les journalistes ne pourra plus le faire. Il s’est toutefois gardé de nommer la personne en question.
Ian Lafrenière a aussi assuré qu’« il n'y a aucune crainte à avoir pour le processus électoral », tout en affirmant que le dossier de l’ingérence ne devait pas être écarté : « C'est une réalité. »
Ce qu'en disent les diférents partis politiques?
Les quatre autres principaux partis politiques n’ont pas perdu de temps avant de réagir à la nouvelle et de s’en prendre à leur adversaire caquiste. D’emblée, tous et toutes ont dit être surpris et surprises de ne pas avoir été informé.e.s par l’équipe de la CAQ.
« Mme Christine Fréchette, face à des enjeux de sécurité nationale, elle décide de détourner ça pour ses intérêts électoraux. C'est inacceptable », a déclaré la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal. « Elle n'a pas fait preuve de transparence, ça, c'est le moins qu'on puisse dire. »
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a lui aussi critiqué la gestion du dossier, qu’il a qualifié de « mauvais film ».
« On sait certainement qu'il y a des gens qui mentent là-dedans », a-t-il lancé en conférence de presse ce dimanche, estimant qu’une personne dans l’entourage d’un chef ne peut pas informer les médias « une semaine avant d'informer ton chef ».
« Si quelqu'un faisait ça dans mon entourage, aujourd'hui, il chercherait une job. »
Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, s’est de son côté questionné sur le « timing étrange » de la sortie, à quelques jours du début du vote par anticipation partout dans la province, alors que le parti de Christine Fréchette était au courant de la situation depuis le début de l’année.
Il a d’ailleurs qualifié la gestion de son adversaire caquiste de « mauvais théâtre », ajoutant que c’était « typique des fins de campagne d'un parti qui devient désespéré ».
Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, n’a pas non plus ménagé Christine Fréchette, affirmant l’avoir trouvée « pas du tout en contrôle » et « déstabilisée » lors de ses points de presse en réaction aux révélations de Québecor.
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