Cette carte te montre où il y a eu le plus d'infestations de punaises de lit à Montréal
Une carte qui donne envie de se gratter!🫠

Une carte de la Ville de Montréal montre quels quartiers sont les plus touchés par les punaises de lit.
S'il y a un enfer que les ménages veulent éviter entre les quatre murs de leur logement, ce sont les punaises de lit. Or, il semble que cet enjeu est persistant sur l'île de Montréal, qui compte des dizaines de milliers d'infestations en plus de dix ans, selon les données ouvertes de l'administration municipale. Force est d'admettre que des quartiers sont plus touchés que d'autres.
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Montréal dénombre sur son territoire quelque 61 440 exterminations de punaises de lit entre 2011 et 2025, avec en tête de peloton Rosemont-La Petite-Patrie comme arrondissement avec le plus d'intervention, soit 8 180.
Le quartier Sainte-Marie, dans l'arrondissement Ville-Marie, est celui qui compte le plus de logements traités entre 2011 et 2025, soit près de 6 200.
Toutefois, selon un rapport Fléau des punaises de lit à Montréal : situation et recommandations, rendu public le 13 mars dernier par le Comité logement de La Petite-Patrie, il est « impossible de quantifier avec précision » le nombre de logements et de lieux publics infestés par des punaises de lit à Montréal.
« Les seules données disponibles sous-estiment le problème en raison de la sous-déclaration aux autorités compétentes et de l’insuffisance des méthodes de collecte », indique le Comité.
Selon le rapport, les punaises de lit ne sont pas qu’un simple problème d’insectes, mais un enjeu majeur de santé publique, profondément lié aux inégalités sociales et aux lacunes du système de logement.
Le document souligne que leurs impacts vont bien au-delà des piqûres, affectant aussi la santé mentale des personnes touchées, tout en frappant de manière disproportionnée les ménages à faible revenu.
Il met également en cause un encadrement insuffisant, des pratiques inégales chez les propriétaires et les gestionnaires parasitaires, ainsi qu’un manque de ressources et de volonté politique, qui contribuent à la persistance du problème.
Voici ce que recommande le Comité logement de La Petite-Patrie :
- Renforcer les lois pour obliger les propriétaires à agir rapidement;
- Imposer des sanctions plus sévères contre les propriétaires négligents;
- Créer un registre public des propriétaires fautifs;
- Mettre en place des inspections obligatoires dans les immeubles à risque;
- Offrir une aide financière aux locataires pour couvrir les coûts liés aux infestations;
- Mieux accompagner les locataires vulnérables (soutien social et logistique);
- Améliorer la coordination entre la Ville, le réseau de la santé et les organismes communautaires;
- Mieux encadrer les pratiques des entreprises d’extermination;
- Améliorer la collecte de données et le suivi des infestations;
- Reconnaître les punaises de lit comme un enjeu de santé publique.
Comment reconnait-on une punaise de lit?
La punaise de lit, ce n’est pas le genre de coloc qu’on remarque au premier coup d’œil. Petite, brune, plate comme un pépin de pomme, elle sait très bien se faire oublier. Mais dès qu’elle a mangé, elle change de look : elle gonfle et prend une teinte rougeâtre, beaucoup plus visible.
Son terrain de jeu préféré? Tout ce qui est proche du lit. Elle adore se cacher dans les coutures de matelas, les cadres de lit, les meubles ou encore dans les petites fissures des murs. Bref, elle reste toujours à portée de sa source de nourriture : nous.
La nuit, pendant que tout le monde dort, elle sort discrètement pour se nourrir. Et au réveil, elle laisse parfois des indices : des piqûres regroupées ou en ligne, souvent sur les bras, les jambes ou le cou.
Que faire en cas d'infestation de punaises de lit?
La première étape consiste à avertir immédiatement le ou la propriétaire, même si seulement quelques insectes sont visibles. Une infestation peut provenir d’un logement voisin et se propager rapidement. Si la personne propriétaire ne collabore pas, il est possible de se tourner vers un comité logement pour obtenir de l’aide et connaître ses droits, dit le Comité.
Ensuite, il faut s’attaquer aux effets personnels. Tous les vêtements, la literie et les tissus doivent être lavés et séchés à haute température, puis rangés dans des sacs hermétiques pour éviter toute recontamination.
Un nettoyage minutieux du logement est aussi essentiel : passer l’aspirateur dans les fissures, les meubles, les matelas et les recoins permet de réduire la présence des insectes.
Même après un traitement, la vigilance reste de mise. Il est important de continuer à inspecter régulièrement le logement et de signaler toute récidive. Si la situation persiste malgré les interventions, des recours existent, notamment auprès de la Ville ou du Tribunal administratif du logement (TAL).
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